Les principaux axes de la réponse du CNPA à l’Autorité de la Concurrence

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Les principaux axes de la réponse du CNPA à l’Autorité de la Concurrence

Dans le cadre de sa réponse à la consultation publique ouverte par l’ADLC, les observations du CNPA portent principalement sur les points suivants :

· L’avis de l’ADLC repose sur des postulats largement erronés, induisant une lecture faussée de la réalité du marché.

· Contrairement au constat de l’ADLC, qui guide l’ensemble de son projet d’avis, les parts de marchés des réseaux de marque continuent fortement de s’éroder (-8% entre 2005 et 2011). Ils ne représentent en volume que 37% du marché, et en valeur 48,3%.

S’ils restent majoritaires sur le segment des véhicules de 0 à 2 ans (une tendance européenne), les consommateurs « étant naturellement plus enclins à se rendre dans le réseau constructeur » (ADLC), ce sont les indépendants franchisés qui gagnent des parts de marché. D’ailleurs, cette répartition s’inverse dès la troisième année. Dans un souci d’équité, l’ADLC devrait-elle alors prendre des mesures permettant aux réseaux agréés de gagner des parts de marché sur ce parc ?
La concurrence entre les différents acteurs (plus de 50 000 opérateurs), y compris intra-marque et inter-marques est réelle et incontestable, comme le relèvent beaucoup d’analyses officielles.

· L’ADLC ne peut pas affirmer que les prix moyens sont moins élevés dans le canal indépendant. Les chiffres sur lesquels elle s’appuie ne tiennent compte ni de la qualité des pièces, ni du type et du nombre des opérations, ni des promotions et forfaits proposés tout au long de l’année.

· À l’inverse des allégations de l’Autorité, le coût moyen annuel de l’après-vente, par véhicule et par an, diminue. Il se montait à 1020 euros en 2000 contre 850 en 2010. Avec l’espacement des entretiens (10 000 km en 1990 contre 25 000 maintenant) et la fiabilité accrue des véhicules, ce sont bien les clients qui sont les gagnants ! Les chiffres communiqués par l’ADLC comparent des opérations au niveau français qui ne relèvent pas du même périmètre (opérations sous garanties comprises ou pas, prise en compte de la totalité du parc ou d’une partie…). Quant au niveau européen, Eurostat confronte des bases statistiques nationales différentes.

· L’ADLC argue ensuite d’une hausse du taux de main d’œuvre de 44% entre 2000 et 2011. Or, elle ne fait aucun cas de la formation liée à la complexification des véhicules, ni de l’augmentation du coût du travail (+ 39,2% au cours de la même période), ou de la concurrence entre professionnels pour fidéliser les meilleures compétences. Le CNPA tient également à préciser que les heures facturées diminuent. (...)

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