Les transformations managériales sont-elles en phase avec les attentes des salariés ?

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Les transformations managériales sont-elles en phase avec les attentes des salariés ?

Une étude récemment publiée, menée auprès d’un millier de salariés des secteurs du commerce et des services hors automobile, a cherché à mesurer l’impact des transformations managériales sur la fidélisation des salariés dans l’entreprise. Au-delà de son résultat, les principaux constats de cette enquête portant sur le vécu, par les salariés, des évolutions ayant marqué l’entreprise et son organisation au cours des cinq dernières années, fait souvent écho à la réflexion des salariés du secteur de la distribution automobile que nous recevons quotidiennement. Même si les chiffres annoncés par l’enquête ne se vérifient peut-être pas exactement parmi la population automobile, les tendances semblent comparables et leurs décryptages permettra à chacun d’en tirer ses propres enseignements.

L’étude indique d’abord que l’évolution des modes de management reste perçue de façon très contrastée. Un tiers des personnes interrogées estiment que les relations entre salariés se sont améliorées, un autre tiers considère qu’elles se sont détériorées, quand les autres jugent qu’elles n’ont pas changé. Le même résultat s’observe sur le thème des relations avec le supérieur hiérarchique.

En général, les modes de management perçus par les interrogés se caractériseraient par une certaine rigidité, une préférence pour la verticalité, accompagnée d’une dose d’opacité et un manque de vision. Ils sont aussi perçus comme plus hiérarchiques que coopératifs, plus bureaucratiques que réactifs, plus centralisateurs que délégateurs. Le processus de décision est jugé plus opaque que transparent, et les objectifs de court terme seraient considérés comme préférés à une vision à plus long terme.

Lorsque le mode de management a évolué récemment, les salariés mettent davantage en avant la coopération, la délégation, la réactivité et la transparence. Les nouveaux modes de management, plus responsabilisants et autonomisants, prennent peu à peu place dans le paysage : un salarié sur trois en percevrait l’émergence.

Les salariés ont encore tendance à estimer que les transformations managériales portent surtout sur l’organisation de l’entreprise, alors qu’ils souhaiteraient des améliorations les concernant plus directement en termes de rémunération, de responsabilisation et de formation.

L’étude s’est également penchée sur les effets de la digitalisation, dont les impacts sont jugés de plus en plus positifs par ses apports vis-à-vis de la qualité de l’information, de la communication interne, de l’organisation du travail et du quotidien.

En revanche, les salariés se montrent encore très méfiants quant aux effets du digital sur les aspects relationnels et humains, notamment sur la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle.

Cette enquête souligne ainsi une situation encore contrastée, associant la reconnaissance de certains progrès et la présence de frustrations et de craintes. Les organisations engagées dans la transformation de leur modèle managérial ont donc tout intérêt à privilégier la pédagogie interne et l’accompagnement au changement.

La direction générale, les managers et la DRH sont attendus par la majorité des salariés comme les principaux acteurs à même de changer la culture et les modes de management de l’entreprise.

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