Les ventes de diesel s’érodent en Europe

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Le marché automobile européen a subi un trou d’air en avril, se contractant de 7,1 % par rapport au même mois en 2016. Autre fait marquant : la chute significative des modèles diesel dans les ventes.

Les ventes de diesel s’érodent en Europe

Selon le fournisseur d’informations Jato, le marché européen des véhicules neufs a vu en avril ses ventes reculer de 7,1 % par rapport à la même période en 2016, avec 1,22 million d’unités écoulées. Il s’agit ainsi du plus fort repli des ventes connu par le marché depuis bien longtemps, mars 2013 précisément. Les cinq marchés européens en termes de volume ont vu leur volume de ventes se dégrader, à commencer par le Royaume-Uni, avec des commercialisations en baisse de 19,8 %, impactées par la modification du taux du droit d’accise sur les véhicules neufs. Mais aussi l’Italie, marché dont les aides à l’acquisition ont été revues à la baisse et a en conséquence connu un recul de 5,2 %.

Les marchés allemands et français n’ont pas été épargnés avec des diminutions respectives de 8 et 6,2 %. À eux seuls, ces cinq marchés ont immatriculé 877 422 véhicules neufs, soit un volume en diminution de 8,6 %. Si quasiment chacun des types de véhicule a vu ses ventes reculer en avril, trois segments ont été plus particulièrement affectés : celui des citadines (- 11,9 %), des modèles compacts (- 7,2 %) et enfin des monospaces (- 21,3 %). Seuls les SUV ont été épargnés par cette baisse généralisée avec une croissance de 7,2 % en avril.

« Le diesel a perdu sa position dominante »

Autre constatation tirée des chiffres de Jato, l’effondrement des ventes de diesel. En avril, le recul a atteint 15 % par rapport à la même période en 2016. 46 % des véhicules neufs ont été vendus en motorisation diesel, soit une baisse de 4 points par rapport à avril 2016. « Le diesel a perdu sa position dominante sur le marché automobile européen », souligne Felipe Munoz, analyste du marché européen pour Jato.

Bien qu’il y ait d’autres raisons expliquant ce changement, le « dieselgate » est clairement à l’origine de cette baisse. Depuis ce scandale, qui a éclaté en 2015, le diesel a souffert d’une baisse de régime majeure. Sans compter que les médias continuent de conseiller aux consommateurs d’éviter le type de carburant dans la mesure du possible. « Dans certains pays comme le Royaume-Uni, l’ampleur de désengagement est amplifiée par l’appétence des conducteurs pour les modèles électriques et hybrides », conclut l’analyste du marché automobile européen.

Top 10 des véhicules vendus en Europe

  • 1. Volkswagen Golf : 35 085 unités, - 28,1 %.
  • 2. Renault Clio : 26 088 unités, - 7,1 %.
  • 3. Volkswagen Polo : 24 775 unités, - 11,4 %.
  • 4. Volkswagen Tiguan : 19 864 unités, + 71,6 %.
  • 5. Peugeot 208 : 19 293 unités, - 15,7 %.
  • 6. Opel Astra : 18 444 unités, - 8,3 %.
  • 7. Opel Corsa : 18 108 unités, - 14,2 %.
  • 8. Ford Fiesta : 17 943 unités, - 20,4 %.
  • 9. Citroën C3 : 17 514 unités, + 48,1 %.
  • 10. Skoda Octavia : 17 356 unités, - 15,4 %.
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