Lionel French Keogh (Hyundai) : « Nous souhaitons immatriculer 2 000 Kona d’ici à la fin de l’année »

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Entretien avec Lionel French-Keogh, directeur général de Hyundai Motor France, à l’occasion du salon de Francfort. Le dirigeant de la marque revient sur les bons résultats enregistrés depuis le début de l’année au moment où le constructeur coréen débarque sur le segment stratégique des B-SUV avec le Kona.

Lionel French Keogh (Hyundai) : « Nous souhaitons immatriculer 2 000 Kona d’ici à la fin de l’année »

Auto Infos : Quel est votre regard sur le marché automobile français depuis le début de l’année ?

Lionel French-Keogh : Globalement, le marché va bien et c’est plutôt une bonne nouvelle. Quand on regarde dans le détail, le plus inquiétant est la part des ventes aux particuliers qui n’a jamais été aussi faible. Cela ne veut pas dire qu’ils n’achètent pas de véhicules mais ils le font dans des conditions qui sont pour eux bien meilleures. La croissance se fait sur les véhicules de démonstration, les loueurs courte durée et les fleets. Au bout du compte, les véhicules de démonstration finissent par être vendus à des particuliers. La structure du marché tend ainsi à être moins profitable qu’elle ne l’a été par le passé. Le marché des flottes progresse. Cela veut dire que la confiance des entreprises est meilleure qu’auparavant.

A. I. : Quels sont vos résultats sur les huit premiers mois de l’année ?

L. F.-K. : Nous sommes à + 3 à 4% depuis le début de l’année. Dans les faits, c’est un bon résultat puisque nous étions impactés auparavant par des ventes qui étaient réalisées hors de l’Hexagone. Depuis mars dernier, nous avons modifié nos conditions de garanties en Europe. Un client qui achète un véhicule à un revendeur qui n’est pas distributeur agréé de la marque ne peut pas bénéficier de la garantie cinq ans que nous proposons. Quant à la garantie de deux ans obligatoire, elle est de la responsabilité du revendeur.

A. I. : Quelles sont les conséquences de cette décision concernant la garantie cinq ans ?

L. F.-K. : Nos réseaux sont désormais protégés par la concurrence en dehors de la France. Globalement, cela représentait 300 à 400 véhicules immatriculés de cette manière, soit 3 000 unités par an. Dans les faits, nous sommes donc en croissance de 19 % en termes de livraison. Nous ambitionnons de livrer 30 000 véhicules cette année. Avec l’arrivée du Kona, nous souhaitons atteindre les 2 000 immatriculations sur les derniers mois de l’année.

A. I. : Que va justement changer le Kona pour la marque Hyundai ?

L. F.-K. : Le segment B-SUV est en plein développement avec de nombreuses marques qui débarquent. Les volumes des nouveaux entrants sont en croissance grâce aux clients qui viennent du segment C et des monospaces. Nous avons comme ambition de conquérir de nouveaux clients. Les premiers retours sont plutôt positifs. Nous aurons une version électrique et diesel dès l’année prochaine.

A. I. : Comment se porte le réseau ?

L. F.-K. : Le réseau va mieux. La rentabilité s’améliore et le chiffre d’affaires croît. Nous avons un mode de communication sain. Nous terminons le déploiement de nos standards de marque avec des investissements minimum. Nous terminerons l’année avec 185 points de vente. Il faudrait que l’on soit au-dessus de 200 l’année prochaine.

A. I. : Quelle est la rentabilité de votre réseau ?

L. F.-K. : Elle est 0,3 point supérieure à celle de l’année dernière. Nous étions un peu au-dessus de 1 % à fin juin 2016 sur un chiffre d’affaires en croissance.

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