Lionel French Keogh (Hyundai) : "Nous devons utiliser la crise comme un vecteur de croissance"

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Comme chaque début d’année, Lionel French Keogh, directeur général de Hyundai Motor France, a dressé le bilan du précédent exercice, marqué par la crise, et exposé les enjeux pour 2021.

© Hyundai Motor Group
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« L’année ne s’est pas passée comme on le pensait, confesse Lionel French Keogh, directeur général de Hyundai Motor France. « Elle a été imprévisible à tous les points de vue ». Effectivement, aucune marque ne pouvait prédire l’arrivée de cette crise sanitaire et économique sans précédent. Pour autant, Hyundai Motor France n’a pas à rougir de ses performances. Sur un marché en recul de 25,5 % sur la totalité de l’exercice précédent, la marque coréenne affiche une baisse de 13,4 %. Avec 34 585 immatriculations en 2020 se rapproche à 957 unités près d’une année classique comme en 2018. Mais l’exercice 2019 et ses 39 970 immatriculations demeure jusqu’à présent la meilleure performance de Hyundai depuis son arrivée sur le marché français en 1992. « Par chance, notre production de voitures écologiques est réalisée en Corée donc les usines ont continué de fonctionner. Nous avons volontairement stocké des véhicules neufs entre mars et mai donc à la sortie du déconfinement nous avons été capables de répondre à la demande. Cette crise a accéléré les clients à consommer des véhicules plus propres. Cela explique pourquoi nous avons réussi à performer et à dépasser les 2,1 % de parts de marché ». Avec respectivement 38, 22 et 18 %, les Kona, Tucson et i20 ont respectivement et fortement participé au développement de la marque l’année dernière.

Les performances de Hyundai sont plus significatives sur le marché des sociétés : + 42 % soit 5 400 immatriculations. « Nous sommes fiers pour la marque d’avoir réussi à acquérir cette crédibilité sur le marché des entreprises ». Les modèles Ioniq, Kona électrique et le Tucson 48V en diesel ont tiré les résultats à la hausse.

Un plan produit majeur

Du côté du réseau, la marque compte 11 nouveaux points de vente, soit une couverture totale de 196 sites. Ces ouvertures sont perçues comme « un signe de confiance des concessionnaires à l’égard de la marque », d’autant qu’il s’agit d’investisseurs déjà présents. La rentabilité du réseau devrait être de 1,2% lorsqu’elle était de 1,73 % en 2019 et 1,25 il y a deux ans. « Dans une année compliqué, le réseau s’en sort très bien. Même si une partie du réseau est déficitaire, nous n’avons aucun dépôt de bilan ». Même si nul ne sait ce que l’année réserve, Hyundai entend utiliser la crise comme un tremplin. « Nous devons être capables d’utiliser la crise comme vecteur de croissance et donc source d’opportunités. Les prérequis pour le succès sont les produits et la technologie ».

Hyundai pourra compter sur une gamme en mouvement : l’arrivée des versions hybrides rechargeables des Tucson et Santa Fe au second semestre, ou encore les facelift de la i30 et de l’ensemble de la famille Kona. Sans oublier, le lancement d’un nouvel SUV baptisé Bayon prévu au deuxième trimestre ainsi que le Ioniq 5 qui s’inspire fortement du Concept 45 (sans les portes antagonistes). Basé sur la plateforme 100 % électrique E-GMP, « il peut notamment recharger une autre voiture électrique. Ce modèle va nous permettre de démontrer une fois de plus à quel point la marque est un leader technologique. Il incarnera notre vaisseau amiral technologique ». Meilleur support aux ambitions de la marque en 2021, Hyundai aimerait s’appuyer sur son plan produit afin de se stabiliser au-delà de 2 % de part de marché, de grimper à 80 % de modèles électrifiés dans son mix (56 % en 2020) et de faire monter à 25 % la part du BtoB dans ses ventes.

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