Luc Chausson (Seat) : « D’ici à un an, nous allons remonter à 80 % de couverture de marché »

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Entretien avec Luc Chausson, directeur de Seat France, à l’occasion du Mondial. Si le constructeur espagnol n’a présenté qu’un seul véhicule, l’Ateca comme symbole du renouveau de la marque, Seat a fait preuve d’imagination en proposant des conférences et des films en 4D.

Luc Chausson (Seat) : « D'ici à un an, nous allons remonter à 80 % de couverture de marché »

Auto Infos : Quelle est la place de Seat sur cette édition 2016 du salon de l’automobile ?

Luc Chausson : Ce salon, qu’on le veuille ou non, marque une rupture par rapport à lui-même mais aussi par rapport à l’évolution du produit automobile, tant au niveau des nouvelles technologies que des nouvelles mobilités.

A. I. : Où placez-vous la marque dans cet environnement de rupture ?

L. C. : Je pense que nous sommes le bon exemple de la réflexion que peut avoir un constructeur par rapport au salon. Notre président, Lucas De Meo, a demandé de réfléchir justement à la manière dont on présenterait la marque et ses produits à Paris. Nous avons opté pour un stand beaucoup plus moderne et digital. Cela s’est concrétisé par une conférence de presse avec des lunettes en 4D en réalité virtuelle et par un film en 4D pour découvrir Barcelone et l’Ateca. Ces démarches sont d’ores et déjà une rupture. Aujourd’hui, l’Ateca représente le nouveau positionnement de la marque en termes de design, de qualité et de technologies. Nous avons donc décidé que l’Ateca serait le seul véhicule exposé sur le salon de Paris.

A. I. : L’Ateca est donc bien le vaisseau amiral du nouveau Seat ?

L. C. : C’est le symbole qui représente le changement qu’est en train d’opérer la marque. Au niveau du Mondial encore, nous avons créé ce pavillon planté au milieu de l’entrée afin d’avoir une importante visibilité. C’est un lieu de surprise qui permet à notre marque d’être différente.

A. I. : Une marque dont l’attachement à la ville de Barcelone devrait être renforcé au fil des mois ?

L. C. : Exactement. L’encrage sur Barcelone s’est fait avec l’Ateca. Nous avons la clientèle la plus jeune du marché. Ce qui suppose du dynamisme, de la nouveauté et des nouvelles technologies, à l’image de Barcelone. C’est un lien qui se fait naturellement.

A. I. : Quelles sont les prochaines échéances en termes de nouveautés ?

L. C. : Nous allons présenter un facelift de la Leon en janvier prochain. Ce véhicule reprendra toutes les technologies présentes sur l’Ateca. En juin 2017, nous aurons la nouvelle Ibiza fabriquée sur la nouvelle plateforme MQB citadine. Un véhicule très moderne et encore plus dynamique. À l’automne, nous proposerons le petit frère de l’Attela, un petit SUV baptisé Arona. En termes de couverture, nous allons remonter quasiment à 80 % contre 60 % aujourd’hui.

A. I. : En attendant ce renouveau de la marque, quels sont les résultats commerciaux du réseau ?

L. C. : Nous sommes sur les mêmes bases que l’année dernière. N’oublions pas que nous avons perdu l’Altea et, qu’à la fin août, nous ne bénéficions pas encore des volumes de l’Ateca. Cela représente une baisse de 2 % pour un volume de 23 à 24000 unités en 2016.

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