Luca de Meo mise aussi sur Alpine

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Si Luca de Meo a affirmé qu’il fallait rester modeste vu les volumes de la marque, il identifie aussi un potentiel intéressant chez Alpine et compte lui donner du temps pour qu’elle trouve la combinaison gagnante.

© Alpine
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La marque Alpine fait rêver en France et c’est à peu près tout… Et même dans l’Hexagone, après une première année prometteuse, les volumes de ventes se sont rabougris, devenant quantité négligeable. Vu les difficultés financières du groupe Renault, Alpine était clairement en péril, ce qui pouvait aussi fragiliser l’historique usine de Dieppe.
Mais Jean-Dominique Senard et Luca de Meo, respectivement président et directeur général de Renault, ont décidé de laisser une chance à cette marque, qui constitue la seule aspérité premium et passion du groupe. Un signe fort a été donné avec le choix de lui offrir une très forte visibilité par le biais des sports mécaniques, la Formule 1 en tête. La F1 Alpine Team sera motorisée par Renault et pourra compter sur l’aura mondiale de Fernando Alonso. « La F1 est importante pour la notoriété, cela correspond à 500 millions de fans », souligne Luca de Meo. La marque reviendra aussi en endurance, en LMP1, dès 2021, ce qui lui permettra de mettre en avant d’autres valeurs. Même si c’est beaucoup plus confidentiel, on peut rappeler qu’une A110 R-GT évolue en rallye.

Un coup à jouer

« C’est une marque de patrimoine, et le car guy que je suis y est forcément sensible. L’usine de Dieppe fait valoir la flexibilité propre au luxe. Elle peut s’appuyer sur une ingénierie “motor sport” très avancée », liste Luca de Meo, avant de trancher : « Il y a donc quelque chose à tenter, afin de trouver la bonne combinaison pour que la marque soit efficace ». Il reste tout de même les pieds sur terre, en refusant toute comparaison avec Porsche : « Restons modestes, on ne vend que quelques voitures par an ». Et d’ajouter avec humour qu’en tant qu’Italien, il se rêverait plus en « mini Ferrari ».
Luca de Meo ajoute encore qu’Alpine ne peut pas se permettre une gamme trop profonde. L’état financier actuel du groupe ne le permet pas. En revanche, on sent qu’il a identifié dans la marque un possible vecteur d’émotions et de communication positive, denrée rare dans une industrie qui parle surtout de normes, d’amendes environnementales et de problèmes sociaux. À court terme, il annonce trois axes de réflexion : mieux gérer la fin du cycle de l’A110, dans la mesure où elle a encore du potentiel ; envisager d’autres modèles bien positionnés, pourquoi pas des SUV ; savoir si Alpine peut transmettre l’émotion qui la caractérise à des VE.

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