Marché France : quid des « carburants alternatifs » ?

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Il n’y a pas que l’essence (super sans-plomb) ou le gazole pour faire tourner le moteur d’un véhicule. Il existe également des carburants dits « alternatifs ».

© Piixabay
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« Carburants alternatifs ». Si aucune définition exacte ne liste les produits énergétiques concernées par cet adjectif, il est communément admis d’y inclure les biocarburants (E85), les carburants gazeux de type GPL et GNV/bioGNV mais aussi l’électricité et plus récemment, l’hydrogène. En partant sur cette base, plus de 100 000 véhicules utilisant des carburants « alternatifs » ont été immatriculés en France depuis le début de l’année, d’après nos données.

Assez logiquement, en raison des politiques menées par les pouvoirs publics, les véhicules électriques contribuent grandement à ce volume. Ceux roulant au GPL viennent également largement abonder la corbeille. Délaissé voilà quelques années, le GPL a fait son retour sur le devant de la scène en raison de son faible coût à la pompe (0,85 €), d’avantages fiscaux et financiers et d’une offre constructeur qui s’est développée. Du côté de Fiat ou de Renault Group en particulier. En effet, les modèles citadins du constructeur (Renault Clio et Captur mais aussi Dacia Sandero et Duster) sont proposés au catalogue en bicarburation essence-GPL.

À l’inverse, de plus en plus répandu dans le monde du poids lourd (tracteurs, autocars, bennes à ordures ménagères), le duo GNV/bioGNV peine à s’imposer dans le monde des véhicules particuliers. La faute à un choix de modèles très limité et au faible nombre de stations d’avitaillement installées sur le territoire.

À noter qu’il est complexe d’isoler, dans les immatriculations, les véhicules roulant d’origine au superéthanol E85. Leurs ventes étant comptabilisées avec celles de véhicules essence. De même, les véhicules hybrides (« simples », « non-rechargeables » ou « auto-rechargeables », selon le vocabulaire marketing des constructeurs) associant moteurs thermiques et électriques n’entrent pas dans le calcul de la somme.

Si tous ces carburants ont pour but de réduire les émissions de dioxyde de carbone des véhicules – et dans une moindre mesure de limiter la dépendance au pétrole – cela ne fait pas pour autant d’eux des solutions « propres ». Alors que la transition énergétique du parc roulant est inéluctable, le législateur n’a pas fait entrer ces technologies dans sa définition des « véhicules à faibles ou très faibles émissions » à laquelle devront se soumettre les entreprises lors du renouvellement de leurs parcs.

Le chiffre du mois

101 659
Nombre de véhicules (VP+VUL) mis en circulation en France, depuis le 1er janvier 2021, dont les motorisations fonctionnent avec des « carburants alternatifs » : GPL, GNV, hydrogène et électricité.

Quelles sont les motorisations préférées des Français ?

- Gazole : 433 403 unités
- Essence : 401 983 unités
- Hybride : 227 729
- Électricité : 78 083
- GPL : 22 254
- GNV : 1 314
- Hydrogène : 8

Source : Observatoire des flottes – A&E

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