Mariage en vue entre les groupes Lamirault et Schumacher

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Olivier Lamirault et Édouard Schumarcher ont annoncé, ce mardi 16 octobre, leur désir de s’associer. L’avenir de cette entité est actuellement entre les mains de l’Autorité de la concurrence. Réponse dans deux mois.

Mariage en vue entre les groupes Lamirault et Schumacher

Rien n’est encore officiel. Pour l’heure, les deux groupes se veulent prudents avant de confirmer leur association. Car s’ils ont bien déposé un dossier hier auprès de l’Autorité de la concurrence, les deux groupes doivent patienter deux mois avant d’obtenir une réponse positive. Dans ce cas, leur association sera effective en début d’année 2019. Pour présenter leur projet, Édouard Schumacher et Olivier Lamirault ont planché pendant six mois sur la structuration de leur future entité. Cette dernière devrait s’appeler groupe Lamirault-Schumacher, par souci de facilité, mais également « parce que tous les collaborateurs sont attachés à ces deux patronymes », explique Édouard Schumacher. Ce dernier investira à hauteur de 60 % contre 40 % pour le groupe Lamirault. Édouard Schumacher deviendrait président du directoire, tandis qu’Olivier Lamirault serait président du conseil de surveillance. Les deux hommes ne souhaitent pas de « doublon » mais visent au contraire une complémentarité. « Cette association sonne pour moi comme une évidence, assure Olivier Lamirault. En tant que patron, travailler avec une autre personne est quelque chose de nouveau mais c’est surtout très exaltant. Maintenant, nous voulons réfléchir à un avenir commun ». Un sentiment partagé par Édouard Schumacher : « Olivier va amener un caractère sportif, ce qui va attirer de nouveaux clients, et de notre côté, nous allons apporter le caractère luxueux. Ces domaines vont favoriser une saine émulation entre les deux groupes ». Deux des préoccupations du groupe seront axées sur le développement du parcours client qui sera à terme digitalisé à 100 %, mais également le marché du véhicule d’occasion qui sera toujours « un vecteur de l’équilibre économique », pour Olivier Lamirault. « On le voit avec l’évolution du marché ». Quand au siège social de la future entité : aucun des sièges actuels n’est voué à disparaître. Même si l’un des deux deviendra nécessairement le centre administratif du groupe, les deux hommes souhaitent développer une complémentarité de leurs services.

Concessions Citroën à vendre ?

Du côté des constructeurs, ce projet a été plutôt bien accueilli assure Édouard Schumacher : « Renault, Volkswagen et Toyota, par exemple, pensent que cette association est très positive car elle nous apporte une solidité. C’est parce que nous avons un ADN familial qu’ils soutiendraient cette initiative ». En s’associant, les deux groupes seraient confrontés à un déséquilibre entre certaines des marques qu’ils représentent. « Édouard ne vend pas de Citroën, explique Olivier Lamirault. Ensemble, nous allons représenter un volume de Renault dix fois supérieur à Citroën. Cette différence ne serait pas saine. C’est la raison pour laquelle je prendrai alors la décision de me séparer des parts de Citroën ». Trois sites sont concernés : Chartres, Dreux et Evreux. Les deux premiers pourraient être rachetés, selon nos informations, par le groupe Dubreuil. Quand au troisième site, d’autres possibilités sont envisagées. À titre d’exemple, le groupe Lamirault-Schumacher serait le premier à représenter la marque Alpine sur deux sites (Brie-sur-Marne et Mantes-la-Ville).

En somme, si association il y a, le groupe Lamirault-Shumacher sera à la tête de 1 400 collaborateurs - aucune réduction d’effectif n’est envisagée – représentera 23 marques (dont cinq communes) entre la Bretagne et le département de la Seine-et-Marne, et pèsera un chiffre d’affaires avoisinant le milliard d’euros.

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