Michelin vise 2 300 départs volontaires sur trois ans en France

Publié le par

Michelin vient d’annoncer un plan de réduction de ses effectifs en France sur les trois prochaines années. Ces 2 300 suppressions de postes prendraient la forme de départs en retraite anticipés et de départs volontaires.

© Michelin
© Michelin

Michelin a entamé une large transformation qui doit mener le groupe au-delà du seul pneumatique. Dans un contexte international difficile, le manufacturier a décidé de réduire sa voilure en France, afin de gagner 5 % de compétitivité par an sur trois ans. Pudiquement dénommé « plan de simplification et de compétitivité renforcé », ce programme d’économies concerne les secteurs tertiaires et industriels sur le territoire. Michelin précise cependant que ce plan reposera sur un accord-cadre négocié avec les partenaires sociaux « excluant tout licenciement ». Le manufacturier précise également que cette diminution des effectifs ne passera pas par des fermetures de sites en France. « Notre responsabilité économique consiste à renforcer notre performance globale tout en développant de nouveaux projets d’activités à forte valeur ajoutée. Cette responsabilité économique doit se conjuguer avec une responsabilité sociale exigeante : rechercher des solutions concertées, les plus équilibrées possibles pour accompagner de manière exemplaire les personnes comme les territoires, dans ces transformations », souligne Florent Ménégaux, président de Michelin. Le groupe a ainsi prévu plusieurs mesures d’accompagnements.

Tertiaire et industrie concernés

Le plan global concerne les activités tertiaires et industrielles. L’allègement dans le premier domaine doit améliorer le fonctionnement de l’entreprise et alléger les frais généraux du groupe. Dans les secteurs industriels, ce plan doit renforcer la compétitivité des sites français, déjà engagés dans cette démarche depuis 2019. Les gains attendus en compétitivité s’élèvent ainsi à 5 % par an pour les activités tertiaires et à 5 % pour les domaines industriels. Michelin avance ainsi le nombre de 2 300 réductions de postes sur trois ans, dont 1 100 pour le tertiaire et 1 200 pour l’industrie. Toujours selon le manufacturier, près de 60 % des départs prendraient la forme de départs en retraite anticipés. Le reste concernerait des départs volontaires accompagnés. Si l’investissement consenti par la firme n’est pas encore précisé, Michelin s’engage à contribuer à la création d’un poste pour tout poste supprimé, soit dans le cadre de ses nouvelles activités, soit en prenant part à la « redynamisation des bassins d’emplois, dans un calendrier réaliste ». La mise en place de ce plan sera annuelle et plusieurs mesures de ruptures conventionnelles collectives devraient être définies. L’entreprise proposera aussi des reconversions professionnelles, notamment dans les nouveaux domaines que le groupe souhaite développer en France.

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos