Nicola Carbonari face à la presse

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Nicola Carbonari face à la presse

Invité le 11 avril dernier à l’émission Face à la presse de Pierre Mercier (Auto K7), Nicola Carbonari, dirigeant-fondateur du site Internet d’achat-vente de véhicules d’occasion Autoscout24, a insisté sur l’importance de son implantation française. Basée à Issy-les-Moulineaux (92) et dirigée par Éric Bataille, cette filiale est « nécessaire à l’envergure européenne ». Son portail réalise un chiffre d’affaires annuel de 100 millions d’euros (dont 60 % proviennent de l’activité allemande) et emploie 300 collaborateurs.
Il a assuré détenir 1 million de véhicules dans l’ensemble de sa base de données. Néanmoins, malgré une présence dans treize pays, les échanges transfrontaliers de VO ne représenteraient, aujourd’hui, que 5 à 10 % des ventes générées par le site. Pour le reste, « 200 000 voitures sont vendues, chaque mois, grâce à Autoscout24 », a-t-il confié.
Le PDG a profité de cette émission pour clore le débat sur le nombre de visiteurs recensés par les uns et les autres pour leur site respectif : « L’important consiste à obtenir du trafic qualifié, c’est-à-dire générant des contacts qui débouchent sur des ventes »… Il a certifié ne pas souhaiter « vendre » de VN sur sa plateforme, ni racheter un concurrent hexagonal. « Il est tout à fait possible de développer Autoscout24 de manière organique. Quand nous avons racheté Faircar en Allemagne, il y a huit ans, nous nous sommes rendus compte que deux sociétés différentes avaient, au final, peu de synergies », précise-t-il. Son ambition : atteindre un volume de 500 000 annonces de VO sur Autoscout24.fr d’ici à trois ans.
L’opérateur cherche aussi à développer des fonctionnalités pour les internautes afin de les aider dans la gestion de leur véhicule (rappel du contrôle technique, entretien, pièces…) en lien avec les réseaux automobiles de vente et de réparation, mais aussi à nouer des partenariats sur mesure avec les groupes de distribution. « Nous allons investir, en Europe, 40 millions d’euros dans le développement, la technologie et le marketing », a–t-il résumé. Enfin, si la Russie n’est pas encore un marché mature pour son business, l’opérateur lorgne sur la Chine.

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