Lionel French Keogh (Hyundai) : « Nous avons trouvé notre place sur le marché »

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Rencontre avec Lionel French Keogh, directeur général de Hyundai France, qui fait un point sur la voie de l’électrique, empruntée par la marque coréenne.

Lionel French Keogh (Hyundai) : « Nous avons trouvé notre place sur le marché »

Auto Infos  : Quelles sont les nouveautés sur le salon ?

Lionel French Keogh : Cette année nous présentons la version électrifiée de la Kona, disponible en deux motorisations, l’une affichant 312 km d’autonomie, et l’autre 482 km. Elle est la deuxième voiture électrique de notre catalogue après la Ioniq, sortie il y a un an. Nous allons lancer la production de la Kona électrique en avril, et débuter sa commercialisation en juillet. Enfin, nous avons la Nexo en motorisation hydrogène qui produit elle-même son électricité. Le marché de l’électrique rencontre une tendance forte aujourd’hui. Plus nous aurons d’offres, plus les clients auront de choix.

A. I. : Considérez-vous la Zoé de Renault comme une rivale directe de la Kona électrique ?

L. F. K : En termes de gabarit, la Zoé est le plus petit modèle sur le marché, suivi ensuite par la Leaf de Nissan. Le Kona est le premier SUV électrique, donc la concurrence s’établirait davantage avec la Leaf qu’avec la Zoé.

A. I. : Avec la Kona électrique, quelle clientèle ciblez-vous ?

J. F. K. : Nous visons les particuliers qui résident en province, dans le sens où ils peuvent installer leur borne de recharge dans leur garage. C’est un élément important à prendre en compte, et qui n’est évidemment pas possible à Paris. Quant aux entreprises, ce type de véhicule n’est pas non plus adapté à leurs usages.

A. I. : Envisagez-vous de vendre des bornes dont le prix serait intégré au prix de vente du véhicule ?

J. F. K. : C’est une solution en effet. Dans le prix serait compris une aide de l’Etat, ainsi qu’une aide du constructeur pour l’installation de la borne. L’objectif est de faire en sorte que l’accès à l’électrique soit le plus simple possible pour les clients. A travers les réseaux de distribution, nous travaillons pour que l’électrique se développe, mais l’aménagement des infrastructures reste difficile. Il y a une réelle nécessité à installer des bornes au domicile des consommateurs, mais aussi sur les autoroutes par exemple.

A. I. : Face à Captur, comment s’en sort la Kona en motorisation thermique ?

J. F. K. : En deux mois, nous en avons vendus 1 000 en version essence, et nous enregistrons une réelle demande en version diesel. Nous prévoyons de livrer entre 800 et 900 Kona électrique et diesel compris par mois. Nous pouvons affirmer que nous avons trouvé notre place sur le marché.

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