« Nous véhiculons l’image de l’assureur auprès de l’automobiliste »

Publié le par

Marie-Pierre Tanugi de Jongh dirige l’enseigne de vitrage A+ Glass avec sa sœur Nelly Perez et l’indéfectible soutien de leur père Pierre Perez. Dans un marché en recul depuis quelques années et toujours soumis aux aléas climatiques, l’activité du bris de glace doit aussi composer avec d’importantes évolutions technologiques. Autant de paramètres à gérer sans oublier les relations avec les assureurs et les bases du commerce.

« Nous véhiculons l’image de l’assureur auprès de l’automobiliste »

Auto Infos : Comment se porte le réseau A+ Glass en cette année 2018 ?

Marie-Pierre Tanugi de Jongh : Nous avons aujourd’hui 504 centres en France qui rassemblent 1 542 professionnels. Je tiens d’ailleurs à préciser que 20 % des chefs d’entreprises au sein de notre enseigne sont des femmes. Près de 65 % de nos adhérents sont mono-activité. Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 98 millions d’euros à l’issue de notre dernier exercice, soit une hausse de 4,5 %. Ce résultat a été réalisé dans un contexte de marché que nous estimons stable. En effet, nous avons du mal à avoir une vision claire car l’activité varie en fonction des assureurs.

A. I. : Où en êtes-vous en matière de coût moyen par sinistre ?

M-P. T. de J. : Le coût moyen remisé chez nous a atteint 281,66 euros HT. Nous constatons une hausse globale de ces coûts, surtout en raison du niveau de technologie croissant des véhicules. Au sein de notre activité, le pare-brise reste largement majoritaire, ave 76 % des opérations, devant les glaces qui représentent 15 % du travail. Les lunettes et les optiques suivent avec respectivement 5 % et 4 %. Le taux de réparation s’est élevé à 18,82 % pour l’ensemble du réseau mais les chiffres sont plus compliqués à atteindre avec certaines compagnies d’assurance.

A. I. : Quels sont les services les plus demandés et appréciés par les clients et les assureurs ?

M-P. T. de J. : Les clients apprécient avant tout le tiers-payant, la qualité du travail et la rapidité avec laquelle ils obtiennent un rendez-vous. Nous avons mis en place la prise de rendez-vous en ligne sur notre site internet et nous avons toujours notre plateforme téléphonique, capable de répondre pour le compte de plusieurs assureurs. Nous ouvrons également l’accès aux plannings de nos centres à certaines plateformes téléphoniques, qui peuvent ainsi fixer des rendez-vous directement. La prise de rendez-vous ne passe donc plus par les centres dans ce cas précis. Aujourd’hui, près de 42 % de tous les rendez-vous sont pris en ligne, que ce soit par l’intermédiaire de notre site ou par le Web Planning.

A. I. : Quelles sont les préférences des clients en matière de lieu d’intervention ?

M-P. T. de J. : Aujourd’hui, 28 % des travaux se déroulent à domicile, 25 % sur le lieu de travail des clients et 47 % dans les ateliers. Nous constatons que les clients apprécient de plus en plus une intervention chez eux ou pendant leur travail. Ils n’ont pas à se déplacer et cela leur enlève toute contrainte.

A. I. : Rencontrez-vous des difficultés avec l’arrivée des aides à la conduite sur de plus en plus de véhicules ?

M.-P. T. de J. : Nos centres sont confrontés à ces véhicules mais n’en rencontrent pas encore suffisamment pour être dans les temps constructeurs. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas demander à tous nos centres d’investir 13 000 euros pour un outil de recalibrage des caméras. Nous leur demandons de mettre en place une solution viable, que nous validons. Cela passe souvent par un accord local avec un concessionnaire par exemple.

A. I. : Vos relations avec les assureurs sont-elles bonnes aujourd’hui ?

M.-P. T. de J. : Nous avons mis en place des comités de pilotage avec plusieurs compagnies d’assurance. Cela nous permet de faire un point régulièrement par région ou par ville. Si un problème surgit, nous pouvons le régler plus rapidement. Aujourd’hui, nous sommes la seule enseigne de vitrage qui n’appartient pas à un groupe financier. Nous sommes une enseigne familiale présente depuis 25 ans sur le marché. Nous mettons en avant la « bientraitance », afin de donner envie à nos clients de revenir. Nous véhiculons l’image de l’assureur auprès de l’automobiliste. Lorsqu’une réparation se passe bien, l’assuré se dit qu’il a un bon assureur.

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos