Nouveau départ pour les Garages Nation

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Les Garages Nation viennent de changer de mains. Leur nouveau propriétaire Laurent Dumas et le nouveau président Benoit Mercat font le point sur les développements futurs du groupe.

Nouveau départ pour les Garages Nation

La société Garages Nation est l’un des symboles de la distribution automobile parisienne. Fondé et développé par la famille Marani, ce groupe appartient désormais à l’investisseur Laurent Dumas, plus connu pour son implication dans l’immobilier. Déjà présent au capital de la société depuis plusieurs années, L. Dumas vient de reprendre les 34 % possédés par Daniel Calandroni. Une transaction finalisée le 15 février dernier, qui se traduit par la reprise du capital par la société SPN (société participations Nation). Cette dernière structure est détenue elle-même à 49 % par Emerige, société de Laurent Dumas, à 49 % par Naxicap, filiale du groupe BPCE, et à 2 % par B2M, société de Benoit Mercat. Spécialisé dans l’immobilier, Laurent Dumas a choisi de s’entourer de Benoit Mercat pour prendre en mains la destinée des Garages Nation. Ce dernier a une longue expérience de la distribution automobile et remettra un plan d’action fin avril visant à faire de l’entreprise « un leader de la distribution en Île de France » comme l’indique L. Dumas.

Retour à l’équilibre

Si le patrimoine immobilier de Garages Nation reste l’un des principaux actifs de la société, l’activité commerciale ne doit pas être négligée selon L. Dumas. « L’activité commerciale n’est pas celle qui représente le plus d’argent mais elle reste la plus importante ». L’un des points forts de la société est aussi sa participation à hauteur de 49,99 % dans le capital de Brie des Nations, groupe de distribution de Max Havard. « Nous sommes ravis d’être associés à cet opérateur. Ce partenariat a vocation à être développé » poursuit L. Dumas. Le premier objectif de la nouvelle équipe reste cependant d’arriver à l’équilibre financier en fin d’année 2018. « Aujourd’hui, le groupe représente les marques Renault, Dacia, Nissan, Fiat, Alfa Romeo, Abarth, Jeep, Honda, Hyundai, Mitsubishi et Piaggio. Il vend 5 000 VN et 5 000 VO, compte 360 salariés pour un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros et présente 3 millions d’euros de pertes » résume B. Mercat. « L’enjeu est de faire de cette société malade un groupe de distribution rentable, efficace et moderne » ajoute L. Dumas.

Investir et transformer

La remise sur les rails de la société passera par une remise en ordre globale. « Cette entreprise a manqué d’investissements pendant plusieurs années » remarque L. Dumas. « Nous allons remettre les choses en ordre avant d’investir pour faire entrer ce garage dans le 21ème siècle » ajoute B. Mercat. Les nouveaux dirigeants souhaitent s’appuyer sur les collaborateurs du groupe, qui devraient être rejoints par de nouveaux venus. « Nous avons besoin de recruter des mécaniciens et des vendeurs pour renforcer nos ventes et nos services » assure B. Mercat. La suite devrait prendre la forme d’un site internet marchand concernant le VN, le VO et l’après-vente. « Nous proposerons également une solution d’autopartage multi-véhicules » poursuit le président. L’activité VO devrait aussi bénéficier d’une remise à plat avec une diminution du stock et un sourcing redynamisé. Les marques représentées pourraient également évoluer en fonction des discussions menées actuellement avec les constructeurs. Cependant, les piliers que sont Renault, Dacia et Nissan devraient être consolidés. Le site du 42 rue de Picpus dans Paris devrait aussi être transformé en conservant l’activité automobile au sein d’un ensemble plus diversifié. « Nous sommes en pleine réflexion sur le projet mais nous cherchons un site dans l’est de Paris, du côté de la porte de Vincennes, pour créer une carrosserie » souligne L. Dumas. Le futur showroom devrait être largement digitalisé et se limiter aux petites opérations d’entretien rue de Picpus. Au-delà de ce site, l’avenir passera par un doublement des ventes. « Nous souhaitons atteindre les 10 000 VN d’ici cinq ans et nous n’excluons pas une croissance externe pour y parvenir » affirme L. Dumas.

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