Olivier Hossard, groupe Vauban : « L’année 2020 risque d’être très particulière pour l’automobile »

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Entretien avec Olivier Hossard, président du groupe Vauban, à l’occasion de l’inauguration de la concession trimarque Peugeot, Citroën et DS de Buchelay dans les Yvelines.

Olivier Hossard, groupe Vauban : « L'année 2020 risque d'être très particulière pour l'automobile »

Auto Infos : Pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce site trimarque PSA de Buchelay ?
Olivier Hossard
 : C’est notre premier site trimarque. C’est une stratégie décidée il y a deux ans. Nous n’avions pas encore de concession Citroën. Nous avons racheté la concession Citroën de Mantes-la-Jolie et avons profité de cette acquisition pour déplacer notre site Peugeot implanté dans la même ville. Nous avons également créé le DS Store à cette occasion.

A. I. : Comment se présente ce nouveau showroom ?
O. H. :
Sur une surface de 1 700 m2, nous avons trois showroom de taille quasiment équivalente : 350 m2 à 300 m2 pour DS, un atelier de 1 600 m2 avec une partie mécanique avec douze ponts et un atelier de carrosserie. L’ensemble représente un investissement de trois millions d’euros.

A. I. : Comment se porte le groupe Vauban ?
O. H. :
Nous représentons aujourd’hui cinq marques (Peugeot, Citroën, DS, Seat et Toyota) sur 18 sites sur le nord des Yvelines et le Val-d’Oise dont une plateforme PR que nous possédons désormais à 100 %. En 2018, nous avons commercialisé 10 500 VN et 7 000 VO, effectué 150 000 heures d’atelier et réalisé un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros. Le tout pour une rentabilité de 1,3 %.

A. I. : Comment voyez-vous l’avenir de votre groupe dans le contexte de transformation énergétique dans les deux prochaines années ?
O. H. :
Nous sortons d’une période faste pour l’automobile. Les investissements de rénovation sont chers ainsi que les fonds de commerce et je trouve que l’avenir est plein d’incertitude avec la transition écologique. L’année 2020 sera très particulière. Pour ma part, je poursuis la même stratégie depuis 25 ans à travers la croissance organique et externe également à un rythme mesuré, tout en ayant la volonté de rester dans ma zone géographique pour optimiser les choses et être proche du client.

A. I. : Quid de ces mouvements de concentration dans la distribution automobile ?
O. H. :
Je les regarde avec des yeux un peu dubitatif. Cette croissance externe massive m’intrigue. Il est clair qu’un groupe d’intervenants à plus de 20 000 VN par an se dessine aujourd’hui. Pour ceux qui n’ont qu’une seule affaire, c’est certainement plus difficile. Pour notre part, nous avons aujourd’hui une structure de groupe avec un marketing central, un call center et une DRH.

A. I. : Comment organisez-vous la transition digitale de votre groupe ?
O. H. :
Les choses se font naturellement à travers les leads et le VO. Il faut des concessions plus compactes avec le showroom et l’après-vente derrière. Il est nécessaire de décloisonner les métiers et rapprocher les différents services. Les clients viennent moins, il faut donc bien les traiter quand ils franchissent la porte de la concession.

A.I. : Constatez-vous une baisse des ventes à particulier depuis le début de l’année ?
O.H. :
Non, j’ai la chance de représenter des marques (Peugeot, Citroën, Seat et Toyota) très performantes sur ce plan.

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