Opel France met le cap vers les 5 % de part de marché

Publié le par

Outre le lancement de plusieurs modèles électriques cette année, la marque allemande va également s’appuyer sur Spoticar, le label multimarque du groupe PSA, afin d’accroître sa rentabilité sur le marché des véhicules d’occasion.

© Opel.
© Opel.

Depuis son rachat par PSA, Opel n’a plus le droit à l’erreur. Entouré par les généralistes français, l’homologue allemand a mis un coup d’accélérateur l’année dernière pour répondre aux attentes du groupe. « 2019 a été une année de transition, confirme Stéphane Le Guével, directeur général d’Opel France. Au moment du rachat d’Opel par PSA, la marque n’était pas très bien placée en termes de CO2. Nous avions donc une volonté d’accélérer sur le renouvellement de notre gamme de motorisations, mais aussi de nettoyer notre portefeuille de modèles ». Ainsi, les douze mois précédents ont donc été consacrés à la fin de vie des mauvais acteurs en CO2 que sont les Opel Karl, Adam et Mokka X. En termes de rentabilité, cette transition nécessaire a mis en lumière deux périodes : une progression significative de la part de marché d’Opel jusqu’en septembre – en partie impulsée par l’anticipation de la fin de vie de ces véhicules – ; et une performance en légère baisse lors du dernier trimestre, impactée par une offre plus limitée. « Fin novembre, nous avons lancé la nouvelle Corsa, un produit très important pour Opel, explique-t-il. Elle représente près d’une vente sur quatre en Europe et une vente sur trois en France. Naturellement, les commandes prises fin 2019 correspondent à des livraisons prévues au cours du premier trimestre 2020. La conjonction de ces deux éléments contribue donc à la formation d’une fin d’année en demi-teinte ». Sur l’exercice précédent, le constructeur enregistre 74 343 immatriculations (VU et VP confondus).

JPEG - 1.2 Mo
© Opel.

Une feuille de route lancée

Pour cette année les ambitions sont grandes. Opel France ambitionne d’atteindre 5 % de part de marché (VP/VU) à l’horizon 2023. Pour y parvenir, elle s’est fixée un point de passage aux alentours de 3,4-3,5 % cette année, grâce au développement de deux leviers. Le produit tout d’abord. « En intégrant le groupe PSA, nous avons réduit la largeur de la gamme : six véhicules particuliers et trois utilitaires, tous placés sur des segments rentables. Nous proposons moins de modèles, mais des produits plus forts. Avec la nouvelle Corsa, nous engageons une première accélération du renouvellement de la gamme. L’architecture modulaire utilisant la plateforme « CMP » permet de proposer au choix motorisation essence, diesel et électrique ». D’ailleurs, chacun des nouveaux véhicules prochainement lancés – un, voire deux par an – sera décliné en version essence, diesel et électrique ou hybride à l’instar du Grandland X PHEV disponible depuis fin janvier.

Autre axe majeur : le réseau. Si la marque compte actuellement 250 points de vente (et 150 contrats), Stéphane Le Guével admet que l’intégration aux côtés des autres marques fortes du groupe facilite les collaborations avec des concessionnaires potentiels, et donc le déploiement de la couverture sur le territoire national. « En intégrant PSA, nous avons axé l’animation de notre réseau sur la performance commerciale. C’est une révolution culturelle chez Opel, mais le réseau nous suit. Pour les concessionnaires qui ne seraient pas en mesure d’améliorer leurs résultats, ils seront remplacés par des acteurs plus performants ». Le réseau d’Opel devra séduire davantage de particuliers dont la part de marché est de 3,3 % (- 0,2 % par rapport à 2018), mais surtout dynamiser les ventes sur le canal du B to B. Opel cible une part de marché de 4,5 % contre 1,5 % actuellement. Pour ce faire, Opel a entièrement renouvelé sa gamme de véhicules utilitaires que sont les Opel Combo, Vivaro et Movano. Une décision bénéfique puisque les ventes des VU ont permis de compenser les immatriculations sur le canal des VP. (Rappelons que les VU n’ont pas été impactés par les réglementations fiscales). « Nous avons mis en place des concessions spécialisées pour ce marché. Des vendeurs dédiés ont reçu des formations sur mesure, adaptées à cette catégorie de clients ». Au total, un concessionnaire sur deux est certifié par le label « Opel Professional ». En mettant un coup d’accélérateur sur le marché des particuliers et celui des professionnels, Opel espère atteindre ce point de passage de 3,4 % de part de marché, avant les 5 % escomptés.

Une transition électrique nécessaire

Enfin, 2020 sera surtout l’année de la transition énergétique pour Opel comme beaucoup de constructeurs. Le Grandland X PHEV arrivera en concession courant février, suivi de près par la Corsa-e. Sur l’ensemble des commandes de la Corsa, 10 % concernent la version électrique. Stéphane Le Guével et ses équipes abordent ce premier mois sereinement. « Notre réseau est prêt en termes d’installation et de formation. Nous allons accompagner la transition énergétique de la même manière que les autres marques du groupe, et augmenter les ventes de ce type de véhicules. Nous amorçons 2020 avec une performance à la fois sur nos ventes, nos stocks, et les produits en cours de production déjà inférieurs à notre objectif d’émissions de CO2 ».

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos