L’interdiction de circuler à Paris à partir du 1er juillet aura une incidence sur le marché de l’occasion

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Selon AutoScout24, l’interdiction de circuler à partir du 1er juillet à Paris concernerait un véhicule sur dix. Une décision qui créera une forte décote des modèles concernés sur le marché de l’occasion.

Le 1er juillet prochain, les véhicules particuliers et camionnettes seront interdits de circulation en semaine dans Paris sous peine d’amende allant jusqu’à 135 euros. Sur l’ensemble des véhicules susceptibles de rouler dans Paris, on estime le parc roulant Paris – Île-de-France à 6 121 000, soit 15,9 % de l’ensemble du parc automobile français. « En France, 10 % du parc roulant sont des véhicules immatriculés avant 1997 et donc concernés par cette interdiction », explique AutoScout24.

Des modèles de plus de 20 ans nombreux sur le marché VO

Parmi les modèles les plus courants sur les annonces d’AutoScout24 dans le segment des plus de 20 ans (mais limité aux immatriculations après 1980), on retrouve les modèles emblématiques de ces années dont beaucoup sont encore en circulation.

L’impact direct de l’interdiction sur la valeur du véhicule

Un grand nombre de propriétaires de ces véhicules seront pénalisés par cette mesure. Partant de l’hypothèse que seuls les habitants de la petite couronne de Paris voudront céder leur véhicule dans les prochains mois, le nombre de véhicules de plus de 20 ans qui seront mis en vente approchera le nombre de 300 000. Il est donc à craindre que peu d’acheteurs se présenteront pour acheter ces véhicules. Le segment des ventes de VO de plus de 20 ans ne
représente environ 5 % du volume des immatriculations VO, soit 250 000 véhicules par an.

L’arrivée sur le marché de l’occasion de 200 000 à 300 000 véhicules âgés ne pourra être absorbée sur le territoire français. En outre, ce calcul ne tient pas compte d’initiatives similaires prévues dans d’autres villes françaises.

Pour AutoScout24, présent sur la plupart des marchés européens, ce sont les pays de l’est de l’Europe qui absorberont le plus gros du surplus, suivi par les pays du Maghreb et d’Afrique. Ces véhicules (dont la valeur moyenne est de 3 936 euros) vont subir une forte décote de 20 à 30 %, soit environ 1 000 euros par véhicule pour une perte de valeur estimée totale de 300 millions d’euros dans les prochains mois sur la seule région parisienne.

« Il est regrettable que ces mesures d’interdiction ne soient pas plus progressive, rappelle le communiqué. Cela limiterait le risque d’un afflux soudain d’un grand nombre de véhicules sur le marché de l’occasion incapable d’absorber une telle offre. Les conséquences économiques pour des ménages à revenus faibles, propriétaires de ces véhicules bon marché, seront donc probablement très importantes et auraient pu être limitées par des aides à l’acquisition de véhicules peu polluants. »

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