PPG accélère les réparations

Publié le par

PPG surfe sur la vague de son MoonWalk. L’appareil, qui permet de préparer automatiquement une teinte, suscite un grand intérêt auprès des professionnels. Carrosseries performantes, réseaux constructeurs et spécialistes du remarketing VO figurent parmi les clients de ce nouvel outil. Une machine que PPG propose avec un concept complet de carrosserie rapide applicable à un grand nombre de réparations.

© PPG.
© PPG.

PPG fait le buzz avec son MoonWalk. Cette armoire, capable de préparer une teinte en totale autonomie, suscite l’intérêt de nombreux professionnels. Une curiosité qui s’est notamment manifestée sur le stand du fabricant de peinture lors du salon Equip Auto. Un espace qui a accueilli 2 400 visiteurs et a organisé 150 démonstrations du MoonWalk. En ce début d’année 2020, PPG revendique 130 MoonWalk en portefeuille, dont 35 % commandés par de nouveaux clients. Sur l’année 2020, la firme prévoit d’installer 200 machines, toujours pour un taux de nouveaux clients de 35 %. Cette innovation fabriquée par la firme Corob pour PPG permet ainsi au groupe américain de conquérir de nouveaux clients dont les profils se révèlent particulièrement intéressants.

Trois profils d’utilisateurs

Parmi les acquéreurs de MoonWalk figurent logiquement des distributeurs de peinture. Ils représenteraient 19 % des acheteurs actuels, pour faciliter leur activité de mise à la teinte et accélérer leur conquête de nouveaux clients carrossiers de catégorie A (ateliers à fort potentiel). La majorité des acquéreurs reste cependant des carrossiers indépendants. Ils représentent 59 % des acheteurs et ont un profil dynamique. Ce sont des ateliers productifs, qui achètent en moyenne 70 000 euros de produits peinture par an. Enfin, près de 22 % des clients sont des groupes de distribution. Ces derniers possèdent de grandes structures et sont particulièrement intéressés par l’appareil dans le cadre de leur activité de remarketing VO. Ce dernier domaine connaît un fort développement au sein des réseaux constructeurs, avec le lancement de centres spécifiques de remise en état. Les volumes élevés et le type de travail effectué sur ces véhicules permettent d’exploiter pleinement le potentiel de MoonWalk. Pour optimiser l’utilisation de cet outil, PPG a conçu un programme global de méthodes rapides pour traiter la quasi-totalité des réparations.

De 50 à 80 minutes

Malgré l’intérêt suscité par son appareil, PPG ne veut pas tout baser sur MoonWalk. Le fabricant a mis au point un concept global de réparation rapide adapté à la quasi-totalité des travaux effectués en carrosserie. La firme a classé les interventions en fonction de la nécessité ou pas de démonter un élément. Dans le premier cas, PPG prône le Rapid Cycle Time, qui nécessite 70 minutes avec une application sur un élément neuf. Lors des opérations effectuées sans démontage, le fabricant a défini deux méthodes. La première s’étale sur 50 minutes pour un dommage sur un format A4 et la seconde prend 80 minutes pour une réparation sur une surface A0 avec application de mastic. « Nous avons identifié les temps productifs et les temps masqués pour établir ces méthodes », précise Arnaud Racapé, directeur marketing et développement de PPG France. L’objectif consiste à gagner du temps et à industrialiser les méthodes de réparations. Pour y parvenir, le fabricant de peinture fournit des packs de matériels, de produits express, de process express ainsi que le service MVP Business Solutions d’analyse de l’activité carrosserie. La formation n’est pas oubliée, avec deux journées spécifiques réalisables à Gennevilliers, Lyon, Marseille ou Nantes. En matière de préconisations, la firme se limite à ses propres produits et outils, à l’image de MoonWalk, du spectrophotomètre RapidMatch GO et du logiciel PaintManager. Elle ne propose pas une marque de cabine de peinture spécifique, même si le concept One Day Repair de Weinmann correspond parfaitement aux méthodes définies par PPG. Dans cette quête de productivité, le fabricant met en avant la capacité de Moonwalk à peser des composants à partir de 20 grammes. « Ce niveau très élevé de précision permet de réduire la consommation de produits de 9 % dans le cadre d’une réparation classique et de beaucoup plus dans le cadre des réparations Smart Repair », poursuit Arnaud Racapé. Un argument auquel les chefs d’entreprises sont particulièrement sensibles.

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos