PSA s’associe à Huawei pour ses services aux conducteurs

Publié le par

Pour offrir à ses clients des services disponibles à l’échelle mondiale, PSA s’est associé au géant de télécoms Huawei. Les deux partenaires vont mettre en place une plateforme automobile qui collectera, agglomérera et traitera les données des véhicules et des conducteurs.

 PSA s’associe à Huawei pour ses services aux conducteurs

PSA se plaît à le répéter : il n’est plus seulement un constructeur qui conçoit, produit et vend des véhicules mais est aussi un fournisseur de mobilité et de services. Le groupe a voulu en donner la preuve hier en organisant à La Defense son Mobility Talk : cette présentation, menée par le président du directoire, Carlos Tavares, a été l’occasion de dresser une liste exhaustive des initiatives prise par le groupe aussi bien en matière de ventes de véhicules neufs, d’occasion mais aussi d’après-vente. Mais aussi en matière de services fournis aux conducteurs avec sa marque Free2Move.

C’est dans ce contexte, que PSA a officialisé un nouveau partenariat avec le géant chinois des télécoms Huawei pour la création d’une plateforme logicielle IoT (Internet des objets) automobile mondiale. Son objectif : récupérer, agglomérer et traiter les données des véhicules et des conducteurs pour élaborer des services, disponibles à l’échelle mondiale «  A l’issue d’une consultation, nous avons travaillé pendant des mois sur diverses fonctionnalités en méthode agile avec six partenaires potentiels », a détaillé Gilles Le Borgne, directeur de la qualité et de l’ingénierie du groupe PSA. Huawei a été choisi pour accompagner le constructeur et gérer l’ensemble du cloud management de cette plateforme baptisée CVMP pour Connected Vehicle Modular Platform.

Un investissement initial de plusieurs dizaines de millions d’euros

Deux raisons ont motivé ce choix selon Gilles Le Borgne : « la dimension mondiale de l’opérateur télécoms et sa capacité à garantir la collecte, le traitement et l’utilisation des données en conformité notamment avec le nouveau règlement européen qui entrera en vigueur le 25 mai 2018.  » Si la plateforme se veut mondiale, les services eux seront pensé localement, selon les préférences des conducteurs et spécificité des marchés. Et les applications seront multiples, du diagnostic du véhicule à distance et à la demande, à la commandes à distance comme le pilotage de la recharge batterie, le préchauffage en passant par mise à jour des logiciels véhicule, de l’info-trafic, de la navigation. Pour les professionnels, cette plateforme permettra de faciliter l’auto-partage et la gestion de leur parc.

Cette plateforme, dont qui a nécessité un premier investissement de base de « plusieurs dizaine de millions d’euros » devrait proposer en Europe et en Chine les premiers services courant année prochaine. Ceci, avant un déploiement plus massif sur la nouvelle génération de véhicules, prévue en 2019. 89 pays seront couverts d’ici 2020.

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos