PSA : ventes en baisse mais chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre 2017

Publié le par

PSA annonce un chiffre d’affaires en forte hausse au troisième trimestre 2017, notamment grâce à l’apport d’Opel/Vauxhall. Une belle progression qui masque cependant des ventes mondiales à la peine, plombées par la Chine.

 PSA : ventes en baisse mais chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre 2017

Jean-Baptiste Chatillon, directeur financier du groupe PSA, a dévoilé mardi 24 octobre un bilan positif de PSA au troisième trimestre 2017. Avec, pour preuve, une augmentation du chiffre d’affaires du groupe de 31,4 % à près de 15 milliards d’euros contre 11 milliards au troisième trimestre 2016. Une belle performance à mettre au crédit de la bonne santé financière de la division automobile Peugeot Citroën DS.

Son chiffre d’affaires s’est élevé à 8,4 milliards d’euros, en augmentation de 11,6 % par rapport au troisième trimestre 2016. Sans oublier l’apport d’Opel/Vauxhall qui, sur les deux mois d’août et de septembre, a généré un revenu de 2,789 milliards d’euros. Enfin, l’équipementier Faurecia a vu son chiffre d’affaires croître de 6,6 % à plus de 4,5 milliards d’euros. Pourtant ces chiffres positifs masquent une autre réalité : les ventes mondiales du groupe français sont à la peine.

La Chine tire le groupe vers le bas

Si, en incluant Opel/Vauxhall, leur volume a bel et bien progressé de 23,8 % à 848 000 unités contre 681 000 unités à la même période de 2016, les chiffres sont moins encourageants en excluant Opel/Vauxhall qui a représenté 165 000 unités. Les ventes mondiales ont alors affiché un recul de 0,5 %.
En Europe, les ventes se sont pourtant accrues de près de 47 % avec Opel/Vauxhall à 540 000 unités, et même de 4 % hors Opel/Vauxhall. La tendance est également positive sur les principaux autres marchés comme au Moyen-Orient et en Afrique (+ 10,7 % avec Opel/Vauxhall à 144 000 unités, + 6 % sans Opel/Vauxhall) et en Amérique latine (+ 16,9 % et 52 000 unités.)

En réalité, un seul marché est venu encore une fois plomber les résultats du groupe français : la Chine. Les ventes y ont à nouveau enregistré une forte chute qui s’est élevée à plus de 28 % sur le troisième trimestre 2017 à 90 000 unités contre 126 000 à la même période en 2016.
Dans ce contexte, l’objectif que s’était fixé le groupe de vendre 1 million de véhicules par an en Chine en 2018, soit l’équivalent de sa capacité de production, semble fortement compromis. Selon Les Echos, PSA envisagerait d’ailleurs de vendre une des cinq usines qu’il possède dans le pays.

Peugeot tire le groupe PSA

Un chiffre peut expliquer ce fort recul en Chine : celui qui illustre les contre-performances de DS. Au niveau mondial, les commercialisations de la marque premium se sont écroulées de près de 42 % depuis le début de l’année à 39 000 unités contre 62 000 sur les neuf premiers mois de l’année 2016. Chacun des modèles est en perte de vitesse. Seul le nouveau DS7 Crossback, vendu à près de 300 unités depuis son lancement ce mois-ci, apporte un semblant de dynamisme. Mais ces résultats négatifs sont aussi à constater du côté de Citroën puisque la marque aux chevrons a vu ses ventes reculer de 10,6 % depuis le début de l’année à 737 636 unités.

Citroën n’a pu compter que sur les bonnes ventes de sa C3 mais aussi de sa gamme d’utilitaires. Résultat : seul Peugeot a finalement réussi à sortir son épingle du jeu avec une croissance de ses ventes de 11,1 % à 1,418 million d’unités, boostée notamment par sa gamme utilitaires mais aussi, du côté des VP, par son 3008, sa 405 et 4008.

La chasse aux coûts porte ses fruits

Dans ce contexte de baisse des ventes mondiales du groupe, ces bons résultats financiers sont à mettre au crédit de la stratégie de réduction des coûts engagée par le groupe, avec un objectif d’abaisser de 700 euros le prix de revient d’un véhicule. Et ceci après une première baisse de 950 euros obtenue entre 2012 et 2015. Au menu : investissements R&D maîtrisés et gestion rigoureuse des coûts de production et des coûts fixes. Et c’est bien ce qu’a expliqué Jean-Baptiste de Chatillon : « Le groupe PSA et plus particulièrement la division Peugeot Citroën DS conjugue désormais une forte croissance avec une discipline de prix et de coût. Ces leviers sont essentiels pour permettre au groupe de relever les défis de demain dans un contexte économique toujours incertain. »

Via ce plan de réduction des coûts, PSA affiche l’ambition d’atteindre, hors Opel/Vauxhall, une marge opérationnelle courante moyenne de 4,5 % pour la division automobile sur la période 2016-2018 et vise les 6 % en 2021. Une croissance de 10 % du chiffre d’affaires du groupe est ambitionnée entre 2015 et 2018 avec un objectif de 15 % supplémentaires d’ici à 2021.

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos