Patrick Gourvennec (Mitsubishi) : « Nous déployons une stratégie qui passe par une phase de reconstruction »

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Rencontre avec Patrick Gourvennec, président de Mitsubishi Motors Automobiles France, qui fait un point sur la reconstruction du réseau de distribution.

Patrick Gourvennec (Mitsubishi) : « Nous déployons une stratégie qui passe par une phase de reconstruction »

Auto Infos : Que vous apporte l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ?

Patrick Gourvennec : Je tiens à souligner en premier lieu que seulement 34 % de Mitsubishi ont été vendus à Nissan. Créer cette alliance, nous permet de nous imposer comme premier constructeur automobile mondial. De plus, elle offre la possibilité de partager les plateformes avec la quasi-totalité des autres marques. Ce regroupement nous permet par ailleurs de développer le secteur de la recherche, avec une tendance orientée vers l’électrique à l’horizon 2020. Enfin, évidemment, en termes d’achats, nous avons davantage de moyens, ce dont nous bénéficions à l’instar des autres entités de l’Alliance.

A. I. : Où en êtes-vous concernant le nouveau réseau de distribution français ?

P. G. : La marque Mitsubishi France ne sera plus la même dans quelques années. Nous déployons une autre stratégie qui passe par une phase de reconstruction, et implique nécessairement un engagement vers le marché de la digitalisation. Le 2 janvier 2018, nous avons accueilli notre nouveau directeur du développement réseau, Patrick Deschamps, auquel a été confié la mission de redéployer un réseau de distribution en ville et en milieu rural. Nous avons un véritable intérêt à nous déployer sur les grandes villes. Par ailleurs, sur la période de janvier à mars, nous venons de recruter également un nouveau responsable après-vente, un directeur marketing, ainsi qu’un responsable digital. Le signe d’une dynamique chez Mitsubishi Motors France.

A. I. : Les concessions appartenant à PGA et donc au groupe Emil Frey vont-elles représenter les marques Mitsubishi en France ?

P. G. : Les discussions avec PGA avancent bien. Nous ne sommes pas bons dans le nord de la France, par exemple, alors que c’est une zone géographique sur laquelle ils sont présents. Le nombre de concessions concernées n’est pas encore défini, cela nécessite des investissements. Avec PGA, comme avec nos autres partenaires, nous affichons une vraie volonté de travailler ensemble sur des zones où nous sommes peu présents, voire absents. Nous sommes actuellement dans une phase de développement, ce qui renforce notre désir de multiplier nos collaborations avec divers distributeurs. Grâce à ces futurs partenariats, nous souhaitons couvrir la région parisienne, mais également consolider notre présence à Lyon, Bordeaux et Marseille. Des solutions devraient être trouvées avant la fin de l’année. Néanmoins, pour la région parisienne, cela prendra davantage de temps, dans la mesure où nous devons nous adapter aux problèmes de déplacement vers les concessions parisiennes. L’objectif est donc d’intégrer une stratégie digitale pour avoir une proximité avec nos clients.

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