Péages urbains : le gouvernement fait marche arrière

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Élisabeth Borne a présenté son projet de loi transports en conseil des ministres ce lundi matin. Finalement, le gouvernement abandonne l’idée de péages urbains.

Péages urbains : le gouvernement fait marche arrière

Faute d’intérêt manifesté par les agglomérations, et pour ne pas « accentuer les fractures entre territoires », le gouvernement a préféré écarter les péages urbains du projet de Loi sur les mobilités (LOM) présenté ce jour en conseil des ministres. Au programme de cette réunion : améliorer les déplacements et les rendre moins polluants. Pour mémoire, l’article 22ter du projet de loi était censé donner aux grandes agglomérations intéressées la possibilité d’instaurer un péage urbain – officiellement appelé « tarif de congestion » – « pour limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales ». Il encadrait une éventuelle mise en œuvre et en fixait un tarif maximum, jusqu’à 2,50 euros pour entrer dans les zones concernées pour un véhicule léger.

Dans les rangs des automobilistes, la mesure avait été mal accueillie. Certains d’entre eux, vêtus de gilets jaunes, se sont d’ailleurs opposés à la politique du gouvernement en justifiant leur action par la possible mise en place des péages urbains. En revanche, comme l’indique dans ses ondes France Info, une autre mesure figure bien dans le projet de loi : la possibilité pour les grandes villes d’instaurer des zones à faibles émissions, interdites aux véhicules les plus polluants. Une quinzaine de ces grandes villes auraient manifesté leur intérêt. Des expérimentations pourraient débuter en 2020 ou 2021. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, prendra la parole ce mardi 27 novembre devant les membres du Conseil national de la transition écologique, et dévoilera ses positions en matière d’énergie. Une allocution qui devrait répondre aux inquiétudes des Français.

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