Peugeot Motocycles sur la voie du premium

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Peugeot Motocycles, propriété de l’indien Mahindra, vise le même positionnement premium que Peugeot Automobiles. Une montée en gamme symbolisée par les nouvelles versions GT et SW du Métropolis. Des finitions attendues par un réseau qui devrait lui aussi évoluer pour répondre aux nouveaux besoins de mobilité des clients.

© Peugeot Motocycles
© Peugeot Motocycles

Peugeot Motocycles ressemble de plus en plus à Peugeot Automobiles. Un rapprochement en matière d’image et de positionnement qui intervient alors que PSA s’est retiré totalement du capital de Peugeot Motocycles en 2019, après avoir cédé les 49 % qui lui restaient à l’indien Mahindra, déjà détenteur de 51 % depuis 2015. Ainsi, Mahindra reste seul maître à bord, tout en adoptant une stratégie similaire à celle de Peugeot Automobiles, dans le cadre de l’exploitation d’une licence de marque. La firme spécialisée dans les deux et trois-roues vise un positionnement premium, en adoptant l’identité de marque de Peugeot. Une similitude qui va jusqu’au design de ses véhicules, à l’image du trois-roues Métropolis et de ses deux nouvelles finitions GT et SW.

Finitions haut de gamme

Ces deux nouvelles versions haut de gamme devraient représenter 60 à 70 % des ventes totales du modèle. D’un côté, le Métropolis GT aux allures de 508 PSE offre une allure statutaire et sportive, tandis que le SW et son double coffre permet de ranger deux casques intégraux en plus du compartiment sous la selle. Ce scooter de 400 cm3 accessible aux détenteurs du permis B et d’une formation 125 cm3 représente le sommet de la gamme du constructeur, qui devrait cependant sortir plusieurs nouveautés dans les mois à venir. En attendant, cette version GT, « très attendue par le réseau », selon Matthieu Brinon, directeur des ventes, du marketing et de la communication de Peugeot Motocycles, est proposée à 9 999 euros, tandis que la version SW représente le sommet de la gamme, au tarif de 10 299 euros. Des tarifs élevés, qui s’adressent à des clients automobilistes qui souhaitent éviter embouteillages et transports en commun, tout en bénéficiant de confort, de sécurité et d’une technologie embarquée similaire à celle de leur voiture. Des acquéreurs qui se situent principalement dans la région parisienne et dans le sud-est de la France. Depuis 2006 et l’arrivée du premier trois-roues commercialisé par Piaggio, ce type de véhicule a trouvé son public en Espagne, en Allemagne, en Italie mais surtout dans l’Hexagone. En effet, la France est le premier marché pour les trois-roues motorisés, puisqu’il concentre la moitié des ventes réalisées en Europe, sur un Vieux Continent qui représente à lui seul 90 % des ventes mondiales. Les Métropolis GT et SW devraient donc constituer le fer de lance de la marque et de ses 340 distributeurs français.

Réflexion autour du réseau

Sur le marché français, Peugeot Motocycles représente 20 000 véhicules vendus par an par 340 concessionnaires. « Près d’une moitié de nos distributeurs est monomarque, tandis que l’autre moitié est multimarque », précise Matthieu Brinon. Des concessionnaires spécialisés dans le deux-roues, qui sont également confrontés à l’évolution de la mobilité et à l’arrivée de l’électrique. « Les distributeurs de deux-roues vont évoluer dans les années à venir », souligne le directeur. De petits véhicules électriques apparaissent déjà sur le marché pour les déplacements urbains et leur nombre devrait croître, avec l’arrivée de modèles proposés par de grands constructeurs comme BMW et Yamaha. « Le deux-roues électrique s’adresse aussi aux clients professionnels. C’est un challenge pour nous. Un modèle thermique comme le Métropolis SW répond aux besoins de certaines flottes. Nous voulons accompagner notre réseau vers cette clientèle », explique-t-il. Pour devancer les besoins des clients particuliers, Peugeot Motocycles travaille également avec d’autres acteurs. « Nous sommes en pourparlers actuellement avec Fnac-Darty pour exposer un de nos véhicules électriques dans leurs magasins », confie Matthieu Brinon. Ces enseignes accueillent déjà quelques scooters électriques ainsi que le quadricycle électrique Citroën Ami. Si cette expérience ne remet pas en cause la distribution traditionnelle de la marque, il existe une véritable réflexion sur le réseau. Une réflexion qui doit prendre en compte la récente résiliation de tous ses réseaux annoncée par le groupe Stellantis. « Nous devons en tenir compte », souligne le directeur. « Nous devons être imaginatifs, nous réfléchissons à une éventuelle association sur certains sites, qui proposeraient une offre de mobilité à 360 degrés autour de la marque Peugeot », précise le directeur. « Cela permettrait de mieux défendre la marque et de proposer une offre plus pertinente aux clients », observe-t-il. Peugeot Motocycles a déjà lancé une étude géomarketing pour assurer une localisation pertinente d’ici 12 à 18 mois. Cependant, la firme étudie encore la méthode à employer pour amorcer cette transformation. « Nous réfléchissons encore sur une éventuelle résiliation ou sur une étude au cas par cas pour chaque distributeur », ajoute Matthieu Brinon. Quel que soit le processus, « les utilisateurs devront nous trouver facilement et nous devrons être capables de les dépanner rapidement », assure le directeur. Pour progresser dans ce domaine, la firme vient de mettre en place un centre d’appel client. Une première étape vers une relation client repensée.

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