Philippe Buros (DCF du groupe Renault) : « Nous maintenons notre position de leader au premier trimestre 2019 »

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En attendant le lancement de deux modèles phare – la Clio et la Twingo – Philippe Buros, directeur commercial France du groupe Renault, estime que les marques Renault et Dacia ont enregistré de bons résultats.

Philippe Buros (DCF du groupe Renault) : « Nous maintenons notre position de leader au premier trimestre 2019 »

Auto Infos : Quelle est votre analyse de ce premier trimestre en France ?
Philippe Buros
 : Le marché VP est plutôt bon, il est à - 0,6 % avec un jour ouvré en moins. Il se maintient à un haut niveau surtout si on le compare par rapport au premier trimestre de l’année dernière qui était dopé par la norme WLTP. Pour notre part, nous restons dans le match (- 1,5 %) avec une grosse transition avec l’arrivée de la Twingo et de la Clio en juin. Nous nous attendons à une bonne seconde partie de l’année.

A. I. : Quid de la marque Renault ?
P. B. :
N’en déplaise à certains, nous restons premiers en VP et au niveau des particuliers. Nous sommes également premiers au niveau des utilitaires.

A. I. : Comment se répartissent les ventes entre particuliers et professionnels ?
P. B. :
Le marché des professionnels fonctionne très bien tandis que le marché des particuliers semble être plus difficile. Nous sommes en phase de renouvellement, nous avons souffert avec un manque d’approvisionnement en Twingo. Les modèles Clio et Captur fonctionnent très bien ainsi que Sandero et Duster.

A. I. : Comment expliquez-vous cette nouvelle progression de Dacia ?
P. B. :
C’est le meilleur premier trimestre depuis que la marque est installée en France. Sur un marché des particuliers qui se tend, en raison du pouvoir d’achat, nous profitons des primes à la conversion qui est le modèle idéal.

A. I. : Comment évolue votre mix au niveau des motorisations ?
P. B. :
Le marché de l’électrique s’est un peu tassé. Nous réalisons traditionnellement un peu plus de diesel que les autres mais l’offre est en train de se rééquilibrer.

A. I. : Comment se porte le réseau en France ?
P. B. :
Nous avions dit qu’il nous fallait à l’avenir entre 50 et 60 investisseurs en France, nous sommes à 65 aujourd’hui. Nous allons y arriver naturellement. La rentabilité se situe autour de 1 %. Le réseau a été quasiment renouvelé en matière de signalétique extérieure. Il est plutôt sain financièrement. C’est un réseau plutôt solide et bien armé pour l’avenir.

A. I. : Subissez-vous les effets de la concentration entre les groupes ?
P. B. :
Non... Nous donnons notre accord à tous les mouvements de concentration. En règle générale, nous sommes consultés, et si ce n’est pas le cas, nous ne nous sentons pas obligés de dire oui !

A. I. : Est-ce inéluctable cette concentration des investisseurs ?
P. B. :
Tout le monde s’attend à ce que le digital, à un moment donné, fasse une partie du job. Cela passe inévitablement par une concentration. Il faut s’y préparer.

A. I. : Et pourtant, les outils de vente VN en ligne n’ont toujours pas vu le jour ?
P. B. :
Oui, je suis d’accord. On en parle plus qu’on en fait. Les normes WLTP puis CAFE sont devenus la priorité des constructeurs dans les deux à trois années à venir.

A. I. : Justement, comment vous préparez-vous à ces deux prochaines années ?
P. B. :
Nous avons toujours fait de l’électrique, ce qui nous favorise par rapport aux autres. Nous serons à partir de l’année prochaine le seul constructeur généraliste à avoir une gamme hybride dans le segment B. Les premiers hybrides arriveront courant 2020 avec Clio, Captur et Ménage.

Les principaux chiffres du groupe Renault en France au premier trimestre 2019

Sur le premier trimestre, les ventes VP + VU du groupe Renault progressent de 0,2 % à 178 058 véhicules. La part de marché VP + VU s’établit à 26,4 %. La marque Renault est leader sur les marchés des véhicules particuliers, utilitaires, électriques, et sur le canal des VP vendus à clients particuliers. La marque Dacia réalise pour sa part le meilleur premier trimestre de son histoire en volumes.

Au cumul, à fin mars, Renault a immatriculé 102 065 véhicules particuliers (- 4,3 %). La Clio, lancée en 2012 et prochainement renouvelée, réalise le meilleur premier trimestre de sa carrière. Avec 36 438 immatriculations (+ 12,2 %), elle renforce encore son leadership et se classe n°1 des VP vendus à clients particuliers. Le Captur, quatrième véhicule le plus vendu en France, est leader des SUV du segment B. La Twingo, également bientôt renouvelée, reste le leader du segment A, avec des ventes deux fois supérieures au véhicule suivant.

Sur un marché du véhicule utilitaire toujours dynamique (+ 4,2 %), Renault voit ses ventes progresser de plus de 6,3 % et place le Kangoo, le Master, le Trafic et la Clio aux quatre premières places. Près d’un véhicule utilitaire sur trois vendu en France est un véhicule Renault.

Sur le marché du véhicule électrique, Renault demeure la marque n°1 en VP comme en VU, avec l’offre 100 % électrique la plus complète du marché et des ventes en hausse. La Zoe et le Kangoo Z.E sont leaders de leur marché respectif.

Avec 35 616 immatriculations (+ 5,1 %), Dacia réalise le meilleur 1er trimestre en volumes de son histoire. 5e du marché VP, la marque occupe la 4e place du marché des VP vendus à clients particuliers, Sandero est 6e du marché VP et n°2 des VP vendus à particuliers. Duster voit ses ventes progresser de 31,2 %.

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