Pierre Guirard (Wyz Group) : « L’activité est repartie sur les chapeaux de roues »

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Wyz Group a repris une activité normale après trois mois et demi de télétravail. Implantée à Compiègne (Oise), la firme a connu un confinement plus long que le reste du pays. Une crise qui a laissé place à une reprise soutenue pour la société, même si son cofondateur Pierre Guirard reste prudent pour les mois à venir.

Crédit photo : Wyz Group
Crédit photo : Wyz Group

Auto Infos : Comment avez-vous vécu ce confinement particulièrement long ?

Pierre Guirard : Cela a été l’une des plus grosses périodes de travail depuis la naissance de Wyz Group. Nous avons d’abord géré les urgences au quotidien mais nous avons aussi travaillé sur différents projets. En fait, de la mi-mars à la mi-avril, le travail a porté sur la gestion du quotidien et des urgences. Après, nous avons avancé sur des projets et nous avons commencé à envisager la sortie de crise et la manière dont tout ceci allait se passer.

A. I. : Comment s’est déroulée la reprise de l’activité pour Wyz ?

P. G. : Avant la fin du confinement, nous ne savions pas à quel niveau placer le curseur. Finalement, l’activité est repartie sur les chapeaux de roues. Nous devons trouver les pneus qui ne sont pas disponibles, et il y en a beaucoup, car les stocks ne sont pas au même niveau qu’en 2019. Il existe beaucoup de trous et nous devons mettre la main sur les produits manquants. Certaines dimensions sont déjà difficiles à trouver actuellement. Les manufacturiers font des choix actuellement pour leur production. Doivent-ils fabriquer des pneus hiver ? Des gommes 4 saisons ? Des enveloppes été ? Quelles dimensions doivent-ils privilégier ? Chacun a sa propre stratégie et elles auront des conséquences en matière de disponibilités.

A. I. : Quelles pourraient être les conséquences pour le marché ?

P. G. : Il est encore difficile de le dire car les manufacturiers relancent leur production et doivent décider en ce moment de leurs futures fabrications. Il sera intéressant de comparer ces stratégies d’ici quelques mois. En attendant, nous avons été confrontés à d’énormes problèmes de transport ces dernières semaines.

A. I. : Quelles sont les raisons des problèmes ?

P. G. : Les transporteurs ne sont pas nombreux et la hausse des achats sur internet a compliqué les choses. Nous avons vécu un cauchemar logistique. Nous avions peu de visibilité sur les délais de livraison, qui pouvaient atteindre une semaine. Nous avons donc dû rappeler tous nos collaborateurs en relation client pour gérer les demandes de nos clients. Cette situation a révélé l’une des carences de cette profession. Il faudrait davantage de prestataires.

A. I. : Ces problèmes se poursuivent-ils actuellement ?

P. G. : La situation redevient normale. Certains professionnels ont peu de stocks et commandent à la demande, tandis que d’autres ont davantage de disponibilités.

A. I. : Pensez-vous pouvoir tenir vos objectifs pour l’année 2020 ?

P. G. : Nous allons essayer mais cela dépendra aussi de nos clients. Je ne sais pas si nous atteindrons les 50 millions d’euros mais nous aurons une année en croissance. A quel niveau finirons-nous l’année ? Honnêtement, je ne sais pas.

A. I. : Comment sortez-vous de cette période très particulière d’un point de vue humain ?

P. G. : Après trois mois et demi de confinement, nous avions besoin de nous retrouver. Je suis un fervent partisan du télétravail depuis longtemps mais cette situation était extrême. Aujourd’hui, nous avons lancé un projet global autour du télétravail et de l’aménagement de travail. Nous travaillons avec notre comité social et économique pour trouver la bonne formule pour chaque fonction et chaque personne.

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