Pierre Perez (A+ Glass) : « Aujourd’hui, nos entreprises sont debout et je suis optimiste pour 2022 »

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Pierre Perez est le fondateur de l’enseigne de vitrage A+ Glass et l’un des créateurs du réseau de carrosserie Axial. Au-delà de ce parcours professionnel, ce carrossier de métier est aussi sculpteur et écrivain. Une personnalité passionnée et ouverte, qui s’exprime sur l’enseigne A+ Glass mais aussi sur l’univers du vitrage et de l’après-vente automobile. Une vision optimiste et toujours guidée par le facteur humain.

© Auto Infos
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Auto Infos : Comment vivez-vous cette période encore chaotique ?

Pierre Perez : Les années 2020 et 2021 resteront des années particulières. Économiquement, ce sont des années en demi-teinte mais humainement, elles nous ont appris beaucoup. Nous pouvons résumer notre chemin en trois mots : réactivité, ténacité et adaptabilité. Aujourd’hui, nos entreprises sont debout et je suis optimiste pour 2022.

A. I. : Comment se porte A+ Glass ?

P. P. : Sur 2021, le chiffre d’affaires est de 97 millions d’euros mais il ne veut rien dire. Nous avons 490 centres et nous couvrons 98 % de la population française, ce qui fait de nous le premier réseau franchiseur dans le domaine du vitrage. Nos chefs d’entreprises sont des équilibristes. Ils ont su réagir et les assureurs nous ont accompagné. Cependant, les surcoûts sont toujours là et le manque à gagner ne se rattrape pas. En revanche, nos relations avec nos partenaires sont fluides. On a senti que tout le monde ramait dans le même sens et le bien-être du client est revenu au premier plan.

A. I. : Comment assortir digitalisation et relation client ?

P. P. : Nous entrons dans un monde dématérialisé mais je suis convaincu qu’il est important de conserver des relations humaines. Nous avons mis en place une prise en charge dématérialisée en totalité. Pourtant, nous sentons que cette humanisation est recherchée. Le service à domicile est passé à 47 % de la totalité de nos opérations, avec des écarts importants d’une région à l’autre. Il atteint 90 % en région parisienne mais reste beaucoup moins élevé dans d’autres zones. L’essentiel est de répondre aux demandes avec des gens qui s’investissent. D’ailleurs, nos adhérents recherchent une quarantaine de collaborateurs à travers la France. Ce sont des postes administratifs et techniques à pourvoir immédiatement, pour des gens motivés.

A. I. : Ces recrutements sont-ils dus directement ou indirectement à la crise sanitaire ?

P. P. : Non, pas du tout. C’est le résultat d’une croissance qui est antérieure à la crise. Il s’agit d’une trentaine d’adhérents qui ont besoin de recruter parfois plusieurs collaborateurs pour assurer le quotidien.

A. I. : Comment percevez-vous les acteurs de l’après-vente qui se sont lancés sur le vitrage ?

P. P. : Créer un réseau est difficile. Les volumes n’augmentent pas. Au contraire, il faut se battre pour conserver ses propres volumes. Je constate aussi que certaines grandes enseignes d’entretien ont passé des accords avec des spécialistes du vitrage pour sous-traiter cette activité. Il ne faut pas oublier également que le client est devenu plus exigeant, ce qui n’est pas une mauvaise chose !

A. I. : A+ Glass s’investit auprès de plusieurs associations. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

P. P. : Nous portons une attention particulière à l’humain. C’est une valeur sur laquelle nous avons construit A+ Glass. Cette approche se situe à tous les niveaux : avec nos clients, avec les apporteurs d’affaires et de manière globale. Plusieurs domaines nous tiennent particulièrement à cœur, comme la recherche contre le cancer par exemple. Dernièrement, nous nous sommes engagés auprès de Beezou pour la protection des abeilles. Nous encourageons nos centres à adopter une ou plusieurs ruches. Gagner de l’argent n’est pas une fin en soi. Quand on travaille avec soin et dans le respect de tous, on finit par gagner sa vie…

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