Pourquoi FCA s’attire les foudres de la classe politique italienne ?

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Alors que FCA demande un prêt bancaire de 6,3 millions d’euros en Italie, la classe politique voit un transfert de l’argent vers les Pays-Bas.

Pourquoi FCA s’attire les foudres de la classe politique italienne ?

« Des discussions ont été entamées avec Intesa Sanpaolo, premier groupe bancaire italien, pour une facilité de crédit de trois ans », a expliqué le constructeur automobile Fiat Chrysler Automobiles dans un communiqué publié samedi dernier. À la sortie du confinement, les incertitudes sont grandes et les tensions vives. À l’arrêt pendant plusieurs semaines, la filière automobile italienne et plus largement le pays ont été durement touchés par la pandémie (31 908 décès selon les dernières statistiques publiées le 17 mai 2020). Pour surmonter cette crise et assurer une reprise rapide de l’activité économique, le groupe italo-américain s’est lancé dans la négociation d’un prêt bancaire à hauteur de 6,3 milliards d’euros, garanti par le gouvernement italien.

Mais cette initiative fait grincer des dents une partie de la classe politique italienne. Dans la mesure où le siège légal du groupe FCA est installé aux Pays-Bas, beaucoup d’élus craignent que l’aide publique garantie par les intuitions italiennes ne soit par la suite envoyée en dehors des frontières. « Une entreprise qui demande une importante somme d’argent à l’Etat italien doit rapatrier son siège en Italie », s’indignait sur son compte Twitter Andrea Orlando, vice-président du parti Démocrate.

L’industrie automobile est un secteur clé de l’économie italienne, représentant 6,2 % du PIB national. D’autant que Fiat Chrysler Automobiles emploie en Italie près de 55 000 collaborateurs répartis entre ses 16 usines et 26 sites dédiés. Le groupe affirme également travailler avec 5 500 sous-traitants dans la péninsule, ce qui équivaut à environs 200 000 emplois supplémentaires.

FCA ne fait pas figure d’exception dans la sphère automobile internationale. Fin avril 2020, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, annonçait l’étude d’un prêt bancaire de 5 milliards d’euros garanti par l’État français dans le but d’aider le groupe automobile Renault à traverser la crise du Covid-19.

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