Prime à la casse : le gouvernement solde enfin sa dette 2018

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Après une intense activité auprès des pouvoirs publics et notamment à Matignon, le CNPA semble enfin avoir obtenu le règlement de l’ensemble des dettes des pouvoirs publics auprès des professionnels suite à l’avance du bonus et de la prime à la conversion.

Prime à la casse : le gouvernement solde enfin sa dette 2018

Dans la pratique, une première somme de 32 millions a été réglée ces derniers jours et est arrivée sur les comptes des bénéficiaires. Restait un reliquat de 43 millions d’euros qui a fait l’objet d’un arrêté du 4 décembre 2018, suite à la demande du CNPA. Une partie de cette somme, soit 11 millions d’euros devrait être versée le 18 décembre sur le compte des professionnels.

Restera le reliquat, assez important, à régler, soit 77 millions d’euros qui ont été ouverts par la loi de finances rectificative. Ces crédits seront payés le 21 décembre prochain. L’ensemble de ces paiements permettra un règlement de toutes les primes dont les demandes sont parvenues à l’ASP début novembre 2018.

Un nouveau de mode de gestion à partir de 2019

Comme le souhaitait le CNPA, afin d’éviter à l’avenir ces décalages de trésorerie pour les professionnels, un nouveau mode de gestion budgétaire sera mis en place, qui permettra de disposer de tous les crédits dès le début d’année, sans dépendre des recettes mensuelles de malus. Le délai de versement pourra ainsi revenir dès janvier à la normale.

Le contexte reste difficile pour les professionnels

Malgré cette bonne nouvelle concernant le règlement de cette dette prime à la conversion, le CNPA reste sur le pont pour tenter de régler plusieurs dossiers urgents concernant les services automobiles.

En effet, nul ne sait encore ce que va coûter la crise des « gilets jaunes » aux professionnels de l’automobile. Et notamment sur le dernier trimestre et le premier semestre 2019 au plan économique, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur l’emploi alors que la profession était en progression nette jusqu’en octobre 2018. À ce titre, le CNPA juge que la « communication sur l’automobile et la mobilité au sens large » est désormais illisible. Cependant, le CNPA rappelle qu’il « s’inscrira bien dans la démarche de concertation nationale qui a été initiée et apporte son soutien au gouvernement dans cette période difficile pour tous ».

Une inquiétude profonde pour l’automobile

Concernant les sujets de court terme, l’incompréhension est très élevée, que ce soit sur la prime à la casse ou le contrôle technique – d’autres dossiers (comme les station-services, ou les auto-écoles) accusant un pilotage compliqué. Sur d’autres métiers (parcs de stationnement, location, centres-autos, etc.), l’exaspération est aussi à son comble, avec des taxes ou des réglementations qui « tombent » au plus mal, en remettant en cause les résultats économiques de la fin 2018 et de 2019. Au niveau des TPE, notamment en zones rurales, la situation est là aussi alarmante.

Côté agenda, un comité stratégique de filière automobile avec Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des finances, aura lieu le 20 décembre 2018. Tandis que le CNPA sera reçu par le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, cette semaine afin d’aborder la question du contrôle technique dont la réforme prévue en janvier 2019 a été reportée sine die lors de la crise des gilets jaunes.

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