Projet de loi de finances 2020 : « Une occasion manquée » pour le CNPA

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L’année 2020 sera l’année de tous les défis pour la filière automobile. Au lieu de rassurer et de redonner de la confiance, la loi de finances pour 2020 sème la confusion pour les entreprises comme pour les particuliers, ce qui est vecteur d’indécision, d’anxiété et donc d’attentisme.

Projet de loi de finances 2020 : « Une occasion manquée » pour le CNPA

Alors que le projet de loi de finances pour 2020 est en passe d’être définitivement adopté au Parlement, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté le 17 décembre dernier, la trajectoire et les montants du bonus automobile pour la fin du quinquennat.. Après un premier coup de rabot en 2020, le bonus des professionnels va encore baisser en 2021 et 2022.

Le CNPA « regrette le coup de rabot porté au dispositif, en particulier s’agissant du bonus à destination des entreprises, qui représentent pourtant aujourd’hui 60 % des véhicules neufs vendus ». Et d’ajouter : « Ces annonces interviennent dans un contexte de très net durcissement de la fiscalité automobile pour 2020, et d’absence d’une stratégie globale, comprise et partagée par l’ensemble de la filière automobile – industrie et services – qui est en outre illisible pour le consommateur ».

Fiscalité automobile : fiscalité punitive

Pour la première fois depuis de nombreuses années, la fiscalité du secteur automobile va subir un durcissement sans précédent en 2020. La succession de deux grilles en l’espace de deux mois, l’augmentation très forte du malus automobile avec des montants pouvant s’envoler jusqu’à 20 000 euros, le passage au WLPT, constituent autant de mesures qui vont compliquer un marché déjà fortement impacté par différents changements : réglementaires et technologiques avec la pression sur les émissions de CO2 des véhicules, numérique avec la voiture connectée et autonome, et sociétale avec le développement de l’intermodalité.

« Les annonces sur le déplafonnement du malus, intervenues au dernier moment de l’examen parlementaire, démontrent un manque de stratégie à moyen-long terme en matière d’accompagnement de la transition du parc automobile, explique encore le CNPA. Ce positionnement revient à considérer la fiscalité automobile comme une fiscalité punitive, faite d’un empilement de mesures, adoptées sans concertation avec les acteurs de la filière et sans aucune étude d’impact préalable ».

Un million de VE en 2022 : un objectif compromis

Le syndicat de Suresnes estime « qu’au lieu de rassurer et de redonner de la confiance, dans un contexte particulièrement tendu avec des échéances hautement risquées pour 2020, la loi de finances pour 2020 sème la confusion pour les entreprises comme pour les particuliers, ce qui est vecteur d’indécision, d’anxiété et donc d’attentisme. Ces mesures compromettent la réalisation des objectifs fixés dans le contrat stratégique de la filière automobile, signé par l’État, qui fixe 1 million de véhicules électriques en France à l’échéance de 2022 ».

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