Quand s’arrêtera la phobie des politiques sur le diesel ?

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Quand s’arrêtera la phobie des politiques sur le diesel ?

Au-delà des discours unilatéraux tenus par le gouvernement français et par certains maires sur l’écologie politique, les automobilistes français malheureux possesseurs d’un ou de plusieurs véhicules diesel, dont notre équipe de consultants fait forcément partie eu égard à nos forts kilométrages annuels, vivent un passage difficile d’un point de vue financier :

  • À la pompe, le gazole s’affiche plus cher que l’essence sans plomb dans 21 % des 9 902 stations-services en France et même dans 60 % dans celles présentes en Île-de-France.
  • Cela dépasse et de loin le « rééquilibrage » (à la hausse) entamée entre les deux carburants à partir de janvier 2015. Même avec les hausses sur le gazole de plus de 7 centimes en 2018 et de 6 centimes déjà votées pour 2019.
  • Si on y ajoute les futurs barèmes de bonus et malus prévus en 2019, et notamment celui créé de toutes pièces pour les motorisations diesel, les montants de malus vont démarrer dès 95 grammes (contre 117 grammes pour l’essence) et avoir de très lourdes conséquences puisque cela devrait multiplier par 2 à 5 les malus et donc rendre presque impossible la vente de ces véhicules car même les constructeurs ne pourront plus se permettre de les compenser sous forme d’aides exceptionnelles.

Nous assistons donc à une éradication souhaitée par les politiques à court terme du diesel sachant que l’impact écologique des motorisations essence est mauvais sur le CO2 et que celui des véhicules électriques (dont l’énergie est à 75 % nucléaire en France) ne l’est pas moins.

Pourtant, la rentabilité d’un diesel, même si elle tend forcément à devenir moins attractive, continue d’être réelle pour la plupart des entreprises. On commence donc à parler d’une obligation de s’équiper de véhicules électriques d’ici peu et à hauteur a priori de 20 % du parc pour les grands comptes !

Si les arguments de santé publique ne tiennent pas suffisamment, il suffit donc de comprendre que ce détournement de clientèle particulière d’abord et professionnelle ensuite vers l’essence et la majorité des hybrides profite surtout et avant tout aux caisses (toujours plus vides – quel paradoxe) de l’État. Ce sont en effet pas moins de 20 milliards qui sont déjà budgétés dans la loi de Finance 2019.

Combien de temps les automobilistes supporteront-ils encore d’être ainsi taxés ?

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