Que contiendra l’accord entre Stellantis et le sous-traitant d’Apple Foxconn ?

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En présence des présidents Carlos Tavares et Young Liu, Stellantis et Foxconn, sous-traitant historique d’Apple, vont annoncer le mardi 18 mai 2021 un nouveau partenariat stratégique. Il devrait comporter un important volet sur la connectivité et par extension, les services à bord.

Que contiendra l'accord entre Stellantis et le sous-traitant d’Apple Foxconn ?

Dans un communiqué commun, Stellantis et Foxconn annoncent un nouveau partenariat stratégique dont le détail sera dévoilé le 18 mai 2021 par les présidents Carlos Tavares et Young Liu. Si on prend en compte la présence annoncée d’Yves Bonnefont, en charge du périmètre des logiciels de Stellantis, et de Calvin Chih, président directeur général de FIH, spécialisée dans la téléphonie mobile, on peut imaginer que l’accord portera en grande partie sur la connectivité et les services qui en découlent.

Au-delà des programmes automobiles toujours très secrets au sein d’Apple, on sait que le groupe taïwanais Foxconn cherche un relais de croissance dans le secteur automobile, exploitant notamment le levier de l’électrification pour y parvenir. Le groupe a récemment annoncé qu’il allait produire des véhicules électriques pour Fisker, dans un site situé aux Etats-Unis ou au Mexique et avec une capacité annuelle de l’ordre de 250000 unités.

Foxconn compte aussi reconvertir son usine située dans le Wisconsin dans la fabrication de véhicules électriques. Young Liu juge que la proximité de la supply chain automobile s’y prête et avance la date de 2023 pour les premières sorties de chaîne, ce qui laisse entendre que les partenaires constructeurs ont déjà été trouvés. Ce pourrait être avec le constructeur chinois Byton, pour le SUV M-Byte, puisque cet accord a aussi été rendu public. De même que le contrat conclu avec Geely pour la mise en place d’une plateforme mutualisée pour l’assemblage de véhicules électriques.

Cet accord entre Stellantis et Foxconn apparaît d’ores et déjà prometteur à plus d’un titre et on peut imaginer que sa genèse remonte aux discussions entre Fiat Chrysler Automobiles, Foxconn et Apple. Son ancrage dans le numérique lui confère une dimension névralgique, surtout quand on sait que la valeur ajoutée se trouve de plus en plus dans l’habitacle, via les services numériques. Par ailleurs, les compétences en composants électroniques vont aller croissant et Foxconn est une référence dans ce secteur, travaillant notamment pour Tesla. Enfin, il ouvre une fenêtre vers l’Asie, notamment la Chine et ses constructeurs, comme par hasard aimantés par les véhicules électriques. Un marché dont Stellantis sait ne pas pouvoir se passer.

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