Quel avenir pour la taxe carbone ?

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François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a indiqué hier, que la taxe carbone sera l’une des grandes thématiques au programme du grand débat national lancé par le président de la République.

Quel avenir pour la taxe carbone ?

Le sujet suscite les crispations. Et c’est bien pour les calmer que le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé qu’il sera bel et bien au menu du grand débat national. « Il ne s’agit pas de dire on va reprendre la taxe carbone telle qu’on l’avait connue jusqu’à présent, soutient le ministre. La question qui sera en débat c’est bien sûr le niveau, le rythme (...) on peut en discuter, c’est normal, ça fait partie des choix politiques et des discussions démocratiques ».

La taxe de carbone, qu’est-ce que c’est ?

C’est le principe dit du « pollueur-payeur ». La taxe carbone est un impôt environnemental, proportionnel aux quantités de dioxyde de carbone (CO2) émises lors de la production et/ou de l’usage d’une ressource. Exprimée en euro par tonne de CO2, elle est payée par les particuliers et les entreprises, et intégrée au prix final de l’essence, du gazole, du fioul ou du gaz naturel. Son instauration vise à lutter contre le réchauffement climatique et à inciter particuliers et entreprises à modifier leurs comportements vers des pratiques plus vertueuses.

Quand a-t-elle été mise en place ?

Instaurée en 2014, elle est censée augmenter tous les ans. Toutefois, cette taxe, qui a essuyé deux échecs, est impopulaire et critiquée même parmi les défenseurs de l’environnement. Et aujourd’hui, en particulier, par le mouvement des gilets jaunes.

Qui sont concernés par cette taxe ?

Les entreprises mais aussi les ménages, via la consommation de carburant (essence, gasoil) et les modes de chauffage. De 7 euros la tonne en 2014 à 44,6 euros en 2018, elle aurait dû passer à 55 euros au 1er janvier 2019. Mais en cette période de climat social instable, le gouvernement a annoncé une annulation de la hausse pour l’année 2019.

Quelles solutions ?

Perçue comme la goutte de trop, l’augmentation de la taxe sur le carburant a déclenché la colère des Français, et engendré la mobilisation des « gilets jaunes » dans les rues. En prévision du grand débat national lancé par le président de la République, François de Rugy rappelle son idée de « rémunérer celles et ceux qui font des efforts ». Une idée qu’il avait déjà évoqué le 12 novembre 2018 au micro de France Inter. Par exemple, il propose de mesurer « les émissions de CO2 d’une personne, d’une famille, voire d’une entreprise » et « si cette personne, cette famille, cette entreprise démontre qu’elle a baissé ses émissions de CO2, pour chaque tonne de CO2 économisée, qu’on puisse en quelque sorte la récompenser de façon sonnante et trébuchante ». Il précise également qu’il pourrait s’agir « d’une forme de chèque d’économie de CO2 ». « C’est un concept nouveau qu’il faut travailler ».

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