Quelles compétences managériales pourraient prévaloir en 2021 ?

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© Par CUsai de Pixabay
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La fébrilité des marchés dont celui de l’automobile, les informations anxiogènes et le contexte de transition écologique et digitale emmènent certaines entreprises vers une issue inconnue. Ces incertitudes bouleversent des stratégies humaines et financières établies dans tous les secteurs d’activité. Pourtant il semblerait que ce nouvel angle de vue ait permis à certains dirigeants et managers notamment dans la distribution automobile de trouver des solutions en s’interrogeant sur leurs comportements et pratiques afin de pouvoir mieux les adapter au contexte. Dans les témoignages recueillis ces dernières semaines, il ressort une liste non exhaustive de 5 principales clés souvent citées :

  • Renforcer la confiance et la proximité : l’expérience a montré qu’une nouvelle organisation du travail était possible pouvant offrir davantage d’autonomie et de confort mais obligeant à faire davantage confiance. Les interviewés pensent que cette confiance passe par l’acceptation de ces nouvelles façons de travailler et nécessite un contrôle différent. Elle se construirait également autour d’une communication plus efficace et plus authentique. Donner plus régulièrement des informations honnêtes sur la situation, parler "vrai" quitte à accepter de montrer de la vulnérabilité en acceptant de ne pas savoir s’avèrera indispensable. Beaucoup soulignent aussi la nécessité de réinventer les réunions et les célébrations pour maintenir la proximité avec des équipes inquiètes sur leur avenir.
  • Gagner en agilité : Fidéliser ou gagner des clients au pouvoir d’achat souvent affaibli, mobiliser des équipes fragilisées et demeurer compétitif malgré les contraintes budgétaires comptent, de l’aveu de tous, parmi les principales préoccupations. Ces constats poussent les intervenants à l’agilité émotionnelle, intellectuelle et opérationnelle. De l’empathie d’un côté pour comprendre les attentes et les comportements, de l’innovation même frugale de l’autre pour savoir redémarrer avec les moyens disponibles et faire au moins autant avec moins.
  • Se recentrer sur les actions porteuses de sens : Face au court terme et à l’inconnu, nombreux sont ceux qui pensent que se raccrocher de ce qui donne du sens permet de reprendre son souffle. Il peut s’agir de repères tels qu’une mission ou des valeurs à porter à plus long terme. Ceux-là reconnaissent que travailler dans une entreprise qui a en ligne de mire un projet technique ou humain clairement défini constitue déjà un socle solide. Il peut aussi s’agir de retrouver du sens dans son activité quotidienne à condition que l’action soit rendue visible en rappelant la mission et les valeurs de l’entreprise, en reconnaissant à haute voix la contribution de chacun et comment elle sert le projet de l’organisation.
  • Développer la résilience : De l’avis général c’est la compétence critique des prochains mois. Plus que jamais, selon le panel, le dirigeant doit être résilient et s’assurer que ses équipes le sont également. Autrement dit qu’elles aient la capacité à continuer à performer dans un environnement dégradé, à rebondir rapidement après un échec ou une erreur, à faire preuve d’ouverture au changement, à croire en l’avenir, à s’appuyer sur des valeurs fortes, à coopérer, à faire preuve d’imagination et de créativité.
  • Renforcer l’employabilité : Cette notion apparue depuis moins longtemps dans les préoccupations des dirigeants est aujourd’hui souvent citée parmi les clés du succès. Selon les témoins, les dirigeants doivent être les moteurs d’une réflexion large autour de la polyvalence, de l’agilité digitale, d’une attitude collective positive face au changement. Au-delà du renforcement de l’employabilité elle-même, ces efforts devraient aussi avoir des répercussions positives sur l’engagement des équipes et sur l’impact de la marque employeur.

Ces réflexions ici rapportée ne sont pas toutes nouvelles mais elles sont intéressantes. Puisque tout out porte à croire qu’en 2021, le monde du travail sera différent, des pratiques de leadership en rupture permettront sans doute de mieux aboutir à une véritable refondation pour faire vivre les organisations dans ce nouvel environnement.

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