Qui prétend que les salariés sont fatigués ?

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Qui prétend que les salariés sont fatigués ?

Ces temps-ci, beaucoup d’entre nous se disent ne pas toujours être au fait de tout leur potentiel d’action. L’hiver, la fatigue, les petits tracas de santé ou même la conjoncture sont pointés du doigt pour expliquer le phénomène et souvent, on finit par diagnostiquer une baisse de l’attention causée par une plus grande difficulté à se concentrer. Pourtant, la capacité à se concentrer et à maintenir durablement un état de focalisation tourné vers soi, vers les autres et vers les taches à accomplir est une des compétences clés permettant de prédire la réussite d’un projet.
Une étude récente explique qu’un manager ou même un collaborateur possédant une forte capacité de focalisation est naturellement plus performant dans ses prises de décisions et sa capacité à tisser des relations avec son équipe et sa hiérarchie. Si la concentration est bien un des facteurs d’une meilleure réussite, l’étude évoquée montre qu’elle se cultive et souligne 4 principaux conseils permettant de l’améliorer.

En premier lieu, "muscler" sa concentration par de petits exercices. Travailler la conscience que l’on a de l’environnement, c’est selon le chercheur, essayer de remarquer qu’on n’a pas remarqué ce qui aurait pu être habituellement remarqué. C’est à faire plutôt en s’appuyant sur un entourage bienveillant sous peine de surprises. Il peut aussi s’agir par exemple lors de la lecture d’un texte un peu hermétique de s’entrainer à prendre de la hauteur en s’arrêtant quelques secondes pour s’interroger sur ce qu’on est en train de faire pour ramener ses pensées au sujet principal et recommencer à chaque fois que vous vous surprenez à laisser votre esprit divaguer.

En deuxième lieu, pratiquer le morcellement. Lorsque l’on a du mal à se concentrer, il est inutile d’en rajouter. Ne prévoyez pas de travailler plusieurs heures sans interruption sur un dossier unique. Les activités complexes demandant de l’attention, monopolisent de l’énergie et fatiguent davantage. Il est souvent plus efficace de morceler quand c’est possible, vos activités par tranches de 30 minutes sur la rédaction d’un dossier, puis une réunion, puis du management. Alterner les activités agréables et celles qui le sont moins ainsi que se lancer des défis chronométrés, forcent les neurones à se mobiliser notamment pour finir dans les temps.

En troisième position vient le fait de trouver du sens et retirer du plaisir de l’action en cours. Lorsque vous travaillez sur une mission fastidieuse, penser au bénéfice futur qui peut en résulter comme le contentement, le déblocage d’une situation ou la mise à jour, permettra à votre concentration d’atteindre son meilleur niveau.

Enfin analyser et travailler notre mécanisme de « verrouillage de base ». C’est notre capacité à créer une bulle autour de soi malgré les distractions et le bruit. Par exemple, dans certains contextes agités comme les transports, si un proche, un client ou votre employeur vous contacte, vous ferez instinctivement abstraction de ce qui vous entoure pour vous concentrer sur votre conversation, c’est ce qui rend dangereux le téléphone au volant. Des chercheurs ont montré que plus l’enjeu stratégique ou affectif est important ou plus la contrainte de temps est élevée, plus votre attention est intense, naturelle et sans effort. On peut aussi améliorer sa capacité à faire abstraction en valorisant ses activités et en gardant en tête l’utilité de la tache.

Avec une focalisation accrue, on doit pouvoir rester concentré sans même s’en rendre compte mais il est rassurant de constater que ce travail repose en partie sur l’environnement et les relations d’un individu avec son entourage et que l’efficacité est bien finalement une question qui découle encore de l’humain.

Toute l’équipe eRHAUTO s’associe à moi pour vous souhaiter une excellente année 2018

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