Qui réparera les belles voitures des prochains Paris Motor Show en 2030 ?

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Qui réparera les belles voitures des prochains Paris Motor Show en 2030 ?

« Il faut mettre les compétences humaines au cœur de la stratégie de nos entreprises. Les évolutions technologiques se font désormais si rapidement que les compétences de nos salariés peinent souvent à suivre le rythme, risquant tôt ou tard de ne plus être en adéquation avec les besoins de l’entreprise pour ses clients », a déclaré un professionnel de la distribution automobile dans les allées du salon. Il est vrai que la page technologique que l’on semble voir se tourner aujourd’hui pour l’automobile, au profit des nouvelles énergies et du digital, risque fort d’encore accentuer une pénurie de compétences déjà ressentie chez les distributeurs et dans la réparation.

Une étude menée récemment dans plusieurs secteurs d’activité tend à démontrer que d’ici à 2030, la France pourrait manquer d’un million cinq cent mille salariés correspondant aux nouveaux besoins en compétences des entreprises. Selon ces experts, un plan de développement des talents par entreprise est essentiel pour avoir les bonnes personnes aux bons endroits afin de préserver l’avantage compétitif d’une organisation.

Dans le détail, l’étude a cherché à estimer le risque de décalage entre l’offre et la demande de compétences dans 20 des plus importantes économies mondiales, en 2020, 2025 et 2030, dans les secteurs des services, des technologies, des télécommunications et de l’industrie. D’après l’analyse, la France figurait parmi les quatre pays les plus touchés. À l’échéance 2030, nous subirions un surplus de plus d’un million sept cent mille salariés dont le niveau de formation serait insuffisant, contre un besoin d’un million cinq cent mille salariés hautement diplômés. Le secteur des services devrait être touché sensiblement, avec une perte financière potentielle évaluée à des milliards d’euros.

Pour limiter ce scénario-catastrophe, l’étude préconise des actions à mener et prédit que les entreprises qui sortiront le mieux leur épingle du jeu seront :

  • Celles qui investissent dans l’innovation, dans les technologies digitales mais aussi dans des formats organisationnels et culturels.
  • Celles qui investissent massivement dans la formation pour adapter les compétences aux nouveaux enjeux
  • Celles qui valorisent et développent la capacité d’adaptation et d’apprentissage des individus face à de nouvelles situations et de nouveaux environnements.

Pour les entreprises de la distribution automobile tout ceci peut se traduire par la poursuite de l’effort de suivi et de gestion de carrière par l’accompagnement, la formation et la fidélisation des collaborateurs en place et par la multiplication des initiatives capables d’attirer à soi les nouveaux talents, valoriser les métiers des points de vente et expliquer le réel potentiel de carrière d’un salarié dans l’entreprise et au-delà dans le secteur d’activité. Ce dernier point, initié au niveau local par les entreprises et les groupes devra immanquablement, pour être optimisé, être relayé au niveau national par la communication de la profession, les organismes de formation mais aussi par les pouvoirs publics.

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