Quotas d’immigration professionnelle : le CNPA regrette un manque de concertation

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L’instauration de quotas d’immigration professionnelle que doit annoncer l’exécutif mercredi 6 novembre vise à faire face aux difficultés de recrutement grandissantes de certains secteurs. Le CNPA regrette l’absence de concertation avec les partenaires sociaux des métiers en tension.

Quotas d'immigration professionnelle : le CNPA regrette un manque de concertation

Muriel Pénicaud, ministre du travail, a annoncé le 5 novembre que le gouvernement allait mettre en place d’ici à l’été 2020 des quotas d’immigration professionnelle. Pour cela, le gouvernement s’appuiera sur une liste « des métiers en tension » ouverts aux étrangers non ressortissants d’un État membre de l’Union européenne. Fixée par un arrêté de 2008, cette liste devrait être révisée et mise à jour à l’occasion de la mise en place de ces quotas.

Un échec du système éducatif

Pour le CNPA, par la voix de son délégué général, Xavier Horent « cette décision signe une part de l’échec patent de notre système éducatif, qui laisse chaque année 100 000 jeunes sans qualification adaptée au marché du travail... sans oublier les 300 000 offres d’emplois non pourvues ». Et d’ajouter : « Nous payons aussi le prix de décennies pendant lesquelles les filières manuelles et l’apprentissage ont été très insuffisamment valorisées ».

Une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans les services de l’automobile

Les services de l’automobile subissent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée de plus de 10 000 personnes. Les mécaniciens et carrossiers, qui ne faisaient pas partie de la liste « des métiers en tension » en 2008 devraient l’intégrer en 2019.

Priorité à la formation des jeunes dans les régions

Pour le CNPA, il faut donner « la priorité à la formation de jeunes en France en mobilisant nos nouveaux opérateurs de compétences (OPCO), et à la reconversion accélérée des chômeurs (5,5 millions inscrits à Pôle emploi) ». Mais aussi avancer avec « les régions qui ont réussi des expérimentations (Hauts-de-France), au plus près des bassins d’emplois et des secteurs économiques tout en associant étroitement les branches professionnelles en exploitant leurs observatoires paritaires ».

« Il est à cet égard regrettable que les partenaires sociaux des métiers en tension n’aient pas été consultés en amont des décisions déjà annoncées d’un comité interministériel qui se tient demain », ajoute Xavier Horent.

Le syndicat de Suresnes rencontrera le ministre de l’Intérieur et la ministre du Travail les 15 et 18 novembre prochains.

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