Reconfinement : la distribution suspendue à la décision d’ouverture des concessions et du click and collect

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Depuis l’annonce du reconfinement, le CNPA et la PFA s’activent fortement auprès du cabinet du Premier ministre pour obtenir des aménagements d’ouverture pour la filière automobile. Le click and collect et l’ouverture des concessions sont au centre des arbitrages qui devraient être précisés dès ce soir.

© Auto Infos
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En attendant les précisions du Premier ministre concernant les établissements autorisés à ouvrir ou non pendant cette période de reconfinement, qui commence demain vendredi 30 octobre, le CNPA s’active pour aider les entreprises de la filière automobile aval. Ces dernières avaient été durement impactées lors du premier confinement qui avait débuté le 17 mars dernier.

L’ouverture des concessions et le click and collect : un enjeu pour toute la filière

Les deux enjeux de la distribution automobile concernent l’ouverture ou la fermeture des concessions automobiles ainsi que la possibilité pour les clients ayant acheté un véhicule de venir le récupérer sous la forme d’un click and collect. Une demande poussée par le CNPA, mais aussi par la PFA et de nombreux constructeurs comme PSA.

Le CNPA rappelle également que « la rédaction des attestations de déplacement doit lever les ambiguïtés constatées au printemps, afin de garantir une cohérence immédiate aux acteurs comme aux forces de l’ordre et une lisibilité indiscutable aux consommateurs : les métiers des services de l’automobile qui seront autorisés à ouvrir doivent être spécifiquement mentionnés dans l’attestation afin d’avoir une communication claire à destination des Français et éviter toute verbalisation par les forces de l’ordre ».

Le syndicat de Suresnes rappelle notamment que :

- Maintenir les usines ouvertes, comme l’a souligné le président de la République, implique que la production puisse être commercialisée et livrée. Le CNPA, avec la PFA, considère ainsi que les points de vente du commerce automobile devraient être nécessairement habilités à ouvrir en garantissant le niveau le plus élevé de sécurité sanitaire dans le respect des protocoles en place. A minima – mais c’est vraiment a minima – il est indispensable que les véhicules puissent être livrés pour assurer l’écoulement des stocks.

- La maintenance, la réparation automobile et de véhicules industriels, le ravitaillement et la distribution de pièces, les stations-service (avec les commerces associés aux stations), le contrôle technique VL et VP, les loueurs de véhicules, les parcs de stationnement et les services annexes (tels que les centres de lavage) doivent être également ouverts en tant qu’activités essentielles au sens des arrêtés du printemps dernier – la mobilité individuelle étant par ailleurs une solution qui sera indéniablement recherchée et probablement privilégiée dans le contexte sanitaire actuel.

- À l’instar du printemps dernier, le commerce et la réparation de deux-roues motorisés et cycles doivent être autorisés. Sur ce point, il serait d’ailleurs cohérent que le commerce automobile et VI le soit également.

- Les auto-écoles doivent faire l’objet d’une clarification : si l’apprentissage du code peut s’effectuer de manière digitalisée, il est indispensable de maintenir un service continu de l’apprentissage à la conduite et les examens au permis pour ne pas ajouter aux difficultés existantes des files d’attente ingérables post-confinement.

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