Renault pénalisé par Nissan

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La situation financière continue d’être compliquée pour l’Alliance et Nissan a un impact négatif sur les résultats de Renault, à hauteur de - 123 millions d’euros au titre du quatrième trimestre 2020. Renault annoncera de mauvais résultats le 19 février prochain. Mitsubishi est aussi dans le rouge.

Renault pénalisé par Nissan

Même si les relations entre les membres de l’Alliance s’améliorent nettement (grâce au travail de Jean-Dominique Senard, président de Renault, qui se met aujourd’hui volontiers au second plan), et que l’annonce des plans de relance de Nissan (NissanNext) et Renault (Renaulution) ont redonné une ligne d’horizon aux places de marché, les nuages continuent à s’amonceler sur la situation financière de l’ensemble.
Le 9 février 2021, Nissan a publié les résultats du troisième trimestre de son exercice fiscal 2020/2021 (1er avril 2020 au 31 mars 2021) et ils se traduiront dans le résultat net du quatrième trimestre 2020 de Renault par une contribution négative estimée à - 123 millions d’euros.

Des pertes par milliards

SI Nissan a revu à la baisse ses prévisions de pertes annuelles, il n’en demeure pas moins que le constructeur table toujours sur une perte nette de 530 milliards de yens (4,2 milliards d’euros) sur l’exercice fiscal en cours, contre une prévision précédente à - 615 milliards de yens (4,85 milliards d’euros). Le groupe prévoit aussi une marge opérationnelle négative de 2,7 %. Makoto Uchida, directeur général de Nissan, envisage un retour à la rentabilité pour le prochain exercice (1er avril 2021 au 31 mars 2022). Pour l’Alliance, on sait déjà que les indicateurs sont dans le rouge pour Mitsubishi : début février 2021, il a annoncé une estimation de perte nette de 330 milliards de yens (2,6 milliards d’euros) sur l’année fiscale 2020-2021.

L’Alliance a vu fondre ses volumes de ventes de près de 25 % en 2020

Au niveau des volumes de ventes, on peut rappeler que l’année 2020 a été marquée par des reculs significatifs de tous les acteurs de l’Alliance : Nissan (- 22 %, à 4 millions d’unités), Renault (- 21,3 %, à 2,9 millions d’unités) et Mitsubishi (- 33 %, à 820 000 unités). L’Alliance a donc vu fondre son volume de livraisons d’un quart en 2020, laissant Toyota (- 11 %) et Volkswagen (- 15 %) reprendre les premiers rangs de l’industrie automobile mondiale.

Pas de miracle à attendre chez Renault

Reste encore à attendre les résultats financiers de Renault au titre de l’exercice 2020. Il n’y a pas de miracle à attendre et le groupe le reconnaîtra sans doute, comme Jean-Dominique Senard et Clotilde Delbos l’avaient d’ailleurs fait sans détour lors des résultats semestriels, qualifiés de « très mauvais ». D’ailleurs, le plan de restructuration est lourd (15 000 suppressions de postes) et l’objectif de marge opérationnel fixé par Luca de Meo, très mesuré, 3 %. Seule bonne nouvelle des derniers mois, depuis l’arrivée de Luca de Meo à la direction générale de Renault, l’action surperforme en Bourse, à un niveau toujours modeste certes.

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Jean-Dominique Senard a ressoudé l’Alliance, mais il faut maintenant la relancer financièrement.

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