Reprise confirmée pour le trafic routier

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Citec Digital et Here Technologies mesurent les déplacements dans plusieurs villes de France, Italie et Suisse. Les résultats montrent une nette reprise du trafic routier.

Crédit photo : Citec Digital et Here
Crédit photo : Citec Digital et Here

Citec Digital et Here Technologies mesurent le trafic routier dans plusieurs villes de France, d’Italie et de Suisse. Les relevés sont effectués sur des axes représentatifs et significatifs de chaque cité. En France, la circulation routière a été multipliée par deux dès la semaine du 11 mai, en passant de 38 points à 64 selon le mode de calcul de l’observatoire. Actuellement, le trafic est revenu aux trois-quarts de son niveau d’origine. Pendant la restriction de déplacement des 100 km, les deux partenaires ont constaté un respect de cette mesure, avec des mouvements divisés par 6 sur l’autoroute A7 lors des week-ends de l’Ascension et de Pentecôte, par rapport à ceux de l’année passée. Autour de Paris, la RD906 avait perdu jusqu’à 76 % de son trafic. En un mois, cet axe a retrouvé trois-quarts de sa circulation habituelle. La mise en place de pistes cyclables sur 1,8 km n’a pas eu de conséquences sur la fréquentation, puisque cette dernière est la même sur ces portions que sur le reste de la voie. Au contraire, sur la RD 920, la portion occupée par la piste cyclable a connu une hausse de fréquentation récente de 2 %, contre 11 % pour le reste de la départementale. Une différence à modérer cependant, puisque cette dernière a récupéré plus des deux-tiers de son trafic par rapport au plus bas niveau du confinement.

Niveau incompressible de circulation

En Italie, la hausse du trafic a augmenté régulièrement chaque semaine depuis le déconfinement du 4 mai. Un mois plus tard, ce pays affiche une circulation supérieure à celle de l’avant crise. Les italiens ont visiblement choisi les transports individuels pour récupérer leur liberté de mouvement. La Suisse, qui est le troisième pays observé par les deux entreprises, a eu une démarche différente. Dès le 27 avril, la Confédération a assoupli ses mesures de semi-confinement. Le pays a alors retrouvé près de la moitié de son trafic d’avant crise. Depuis, ce dernier est remonté aux deux-tiers d’avant Covid. Cependant, au-delà de ces mouvements, l’observatoire a constaté qu’au plus fort de la pandémie, le trafic résiduel s’élevait entre 20 et 30 % de la normale. Une quantité qui paraît correspondre au niveau minimum de trafic nécessaire pour assurer le fonctionnement d’une agglomération. Des données qui pourraient être utiles au-delà de la crise pour penser la mobilité des cités.

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