Résiliation des réseaux européens de Stellantis : le CNPA manque pour l’heure d’éléments concrets

Publié le par

Si l’annonce de Stellantis a naturellement troublé l’eau déjà passablement agitée des distributeurs automobiles, le CNPA appelle à appréhender cette affaire avec recul, la dimension juridique du futur Block exemption primant sur l’affect.

Résiliation des réseaux européens de Stellantis : le CNPA manque pour l’heure d’éléments concrets

L’annonce officielle du départ de Christophe Maurel de la présidence de la Branche Concessionnaires VP du CNPA à la fin du mois de juin, Marc Bruschet acceptant de lui succéder, rappelons-le, est intervenue le 20 mai 2021, le lendemain de l’annonce de Stellantis à propos de la résiliation de ses réseaux européens. Dès lors, difficile de ne pas évoquer le sujet, naturellement sensible.

Pour Christophe Maurel, il faut « appréhender cette affaire avec recul, ne pas se placer dans l’affect, et privilégier le volet technique du futur Block Exemption. Celui-ci sera le socle des nouveaux contrats. Stellantis étant le résultat d’une fusion, le constructeur doit revoir ses contrats dans ses réseaux ». En outre, le cadre légal a été respecté par Stellantis, notamment sous l’angle du préavis. Un volet technique sur lequel travaillent déjà les équipes du CNPA, à l’image de Fabien Bonadeo, secrétaire général de la Branche Concessionnaires VP, même si la première version du texte n’a pas encore été livrée par la Commissions européenne. Le CNPA tient à garder une exemption pour l’automobile et serait favorable à un rééquilibrage vers le 1400-2002, le 330-2010 trouvant moins grâce à ses yeux.

Coût de la distribution, attention aux chiffres erronés

Marc Bruschet abonde dans ce sens en soulignant qu’il n’y a pas d’éléments concrets qui permettent au CNPA de se prononcer au sujet de Stellantis : « Tout le monde est au point zéro des négociations, c’est le tout début ».

Les membres du CNPA, son délégué général Xavier Horent en tête, tiennent cependant à dire que le chiffre souvent avancé d’un coût de distribution automobile de 30% est faux. La juste valeur se situerait plutôt autour de 10%, avec des variations selon les configurations. De surcroît, le coût de la distribution est clairement orienté à la baisse depuis environ dix ans.

En somme, il apparaît que la décision de Stellantis, la première d’une série dans l’automobile selon toute vraisemblance, renvoie à la question de la distribution du futur, un sujet de prospective complexe sur lequel le CNPA a déjà fourni des éléments, par le biais d’études notamment.

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos