Rester centré sur la mission pour trouver du sens et générer du bien-être

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Crédit photo : Gerd Altmann/Pixabay
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Au cours des derniers mois, beaucoup de chefs d’entreprises et de DRH ont souligné chez leurs salariés ce que nous avons identifié nous-même auprès de certains candidats : un accroissement des questions concernant la nature des éléments mis en place pour créer du “bien-être” au travail. Ce bien-être très recherché, la qualité de vie au travail et la quête de sens semblent être devenu le terrain sur lequel les entreprises devraient performer pour attirer et mieux faire face à une pénurie de main d’œuvre toujours croissante. Selon certains, le télétravail serait à l’origine de cette tendance. Ceux-ci argumentent qu’en restant chez eux, les salariés auraient perdu le contact avec certaines réalités de l’entreprise et se seraient concentrés sur eux-mêmes et sur leurs propres besoins, délaissant la dimension collective et la vocation première de l’entreprise qui consiste à servir ses clients.

Les attentes formulées concernant les éléments permettant de créer du “bien-être” au travail ne manquent pas. Salles de repos sophistiquées avec des jeux, aménagements d’horaires parfois improbables, jours de télétravail hebdomadaires pour raisons d’éloignement du domicile et semaines de 4 jours seraient devenus selon de nombreux témoignages des questions récurrentes lors des entretiens d’embauche.

Puisque la quête de sens est au centre du débat, ne serait-il pas temps de rappeler ce principe de base : les salariés sont présents en entreprise pour participer, d’une manière ou d’une autre, au service du client. Ce dernier peut être externe ou interne, en fonction des services et des postes mais quoi qu’il en soit, le collaborateur est recruté pour le satisfaire selon les dispositions de son contrat de travail et de sa fiche de poste, alors que l’entreprise met à disposition des techniques et un environnement de travail propices à apporter confort, efficacité et potentiel de performances à ses salariés. Garantir le bien-être au-delà de ce contrat n’inciterait-il pas certains managers à une trop grande bienveillance, moins compatible avec les contraintes d’atteintes des objectifs ? Le sens du travail bien compris ne favoriserait-t-il pas mieux l’accès au bien-être ?

Il existe un certain nombre d’exemples ou la présence d’accessoires supposés favoriser le bien-être en entreprise sert en réalité d’artifice destiné à masquer des ambiances de travail difficiles, des organisations floues ou une attente de sur implication de chacun. Selon les collaborateurs eux-mêmes, ces accessoires, quel que soit leur nombre et leur importance, ne rempliraient jamais l’ensemble des objectifs de vie des salariés.

En posture de management, ne craignons pas d’être clairs en réaffirmant la vocation de l’entreprise auprès de tous les salariés. La réalisation d’une mission et la satisfaction d’un client restent davantage source de bien-être que n’importe quel outil de distraction.

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