Rétropédalage de PSA quant au renfort de ses salariés polonais en France

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La direction de PSA, qui affirme ne réaliser aucune économie avec cette décision, envisageait également de faire appel à des salariés de l’usine de Saragosse en Espagne.

© Groupe PSA Direction de la communication
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Alors que PSA avait annoncé le renfort de ses salariés polonais (originaires de l’usine de Gliwice, dans le sud du pays) au sein du site de production d’Hordain (59), près de Valenciennes, le groupe automobile a été contraint de faire marche arrière, samedi dernier, sous la pression du gouvernement français. « Dans la situation actuelle, les entreprises doivent tout faire pour protéger l’emploi en France », a insisté celui-ci.

« Compte tenu de l’émotion que ce sujet suscite », ce que « nous comprenons dans le contexte actuel du pays », « nous avons travaillé à une solution alternative », permettant « de monter cette équipe supplémentaire » finalement constituée « majoritairement d’intérimaires », a déclaré Jean-Pierre Papin, responsable communication de PSA Hordain, auprès de l’AFP. Cette équipe intégrera néanmoins quelques collaborateurs issus de certaines usines européennes de PSA « qui continuent de subir les effets de cette crise et pour qui il s’agit d’une solution solidaire afin de leur permettre d’avoir une activité », a-t-il ajouté.

Face à la brutalité de la crise économique engendrée par la pandémie du Covid-19 en Europe, PSA avait justifié sa décision comme une nécessité de « réagir avec agilité et efficience afin d’assurer la pérennité du groupe PSA ». Grâce au renfort potentiel de ces 531 ouvriers étrangers, le groupe avait pour ambition d’augmenter la cadence de production dès le début du mois de juillet en formant trois équipes (matin, après-midi, nuit), contre deux actuellement, et ce, dans l’unique but d’honorer des commandes en attente estimées à 30 000 d’utilitaires. Les salariés polonais devaient être logés par l’entreprise pendant ces trois mois d’activité. De leurs côtés, les syndicats dénonçaient un choix au détriment des intérimaires français, ainsi qu’une « concurrence entre les salariés européens » selon les termes de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord. Sur les 500 intérimaires présents mi-mars, seuls 270 ont été rappelés lors de la réouverture du site selon PSA, ce dernier ayant suspendu leurs contrats avec les sociétés d’intérim.

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