Réussir l’accueil des alternants dans l’entreprise

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Dernièrement, lors d’une semaine dédiée aux relations écoles-entreprises, il a été rappelé les avantages de l’alternance. Toutes les entreprises y ont régulièrement recours et cette voie prend souvent le pas sur la cooptation ou le recrutement traditionnel.

Réussir l’accueil des alternants dans l’entreprise

Mais si l’alternance représente une vraie opportunité pour les jeunes, force est de constater que le taux moyen des embauches réalisées après formation reste faible. La tendance est moins marquée cependant à l’atelier ou au MPR qu’en comptabilité ou au commerce, les alternants du premier groupe étant semble-t-il plus souvent aux prises avec une mission concrète dont le cadre est mieux défini.

Les entreprises qui nous disent être le plus souvent satisfaites de leurs recrutements via alternance ont toutes plus ou moins construit leurs différents parcours d’alternance dédiés à chaque formation et adaptés aux rythmes des cursus. Ces entreprises vont parfois jusqu’à faire la différence entre le parcours proposé à un alternant en CQP conseiller commercial et celui proposé à un autre en BTS MUC. Cette réflexion permet de mieux adapter les tâches demandées à la progression de l’enseignement mais suppose de bien connaître la formation suivie par les jeunes. L’enseignement théorique et pratique correspondant mieux, l’évaluation du jeune s’effectuant en partenariat entre l’école et l’entreprise est d’autant plus aisée.

Le contenu du projet est tout aussi important car le jeune ne doit pas être considéré comme un salarié au rabais, nous constatons encore dans nos entretiens avec les candidats que des entreprises intègrent des alternants sans avoir de réelle mission à leur confier, c’est un investissement à perte et un risque pour l’image employeur. Le projet cependant ne doit être ni surdimensionné, ni sous-dimensionné par rapport aux potentialités du jeune.

C’est l’organisme de formation qui peut cadrer au mieux l’ensemble afin que l’alternant puisse transposer ses acquis théoriques dans l’entreprise.
Le rôle du tuteur ou maître d’apprentissage est primordial plus encore que dans le cadre d’un stage. L’alternance exige des collaborateurs véritablement capables de suivre un jeune, ce qui implique du temps mais aussi des qualités d’écoute, de patience et de pédagogie. Le rôle du tuteur en entreprise est d’accompagner l’alternant dans la mise en pratique des enseignements dispensés en cours par l’équipe pédagogique dont la mission est de former le jeune et le suivre dans son développement.

Beaucoup d’entreprises nous confirment que l’investissement est payant car contrairement au stage qui s’effectue sur une durée relativement courte, l’alternance donne la possibilité de former des jeunes à leur culture. Une fois celle-ci intégrée, l’alternant se sent plus à l’aise dans son cadre de travail, avec ses collègues et sa hiérarchie si le contrat en alternance se transforme en CDI.

Si l’alternance représente beaucoup d’avantages pour les entreprises, il faut rappeler qu’elle est encadrée juridiquement. Sa mise en application, du recrutement jusqu’à l’embauche définitive, implique de fait un savoir-faire et une vigilance particulière. Il est important de veiller notamment au cadre juridique relatif aux responsabilités de l’employeur pour l’intégration des candidats mineurs. Il faut aussi comparer le coût de l’alternance par rapport aux autres solutions en mesurant bien les frais liés à la formation, ceux occasionnés par la formation du tuteur ainsi que la rémunération de l’alternant qui est aussi encadrée et dépend du type de diplôme préparé, de son âge et du type de contrat utilisé.

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