Seat mise plus que jamais sur Cupra

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Lors de la conférence de presse annuelle du groupe, Wayne Griffiths s’est montré optimiste pour l’exercice actuel grâce notamment à l’amélioration de la situation sanitaire et la multiplication des campagnes de vaccination dans le monde. Un retour vivement souhaité par le constructeur espagnol qui sort d’une année difficile.

© Seat
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« 2020 a été une année de défi pour nous tous ». C’est par ce bilan amer que le président de Seat et Cupra, Wayne Griffiths, a introduit la conférence annuelle du groupe. Le volume de ventes a été fortement impacté par la crise et les différents confinements imposés par les gouvernements. Avec 427 000 unités vendues, Seat enregistre une baisse de 25,6 % par rapport à l’exercice de 2019 et ses 574 100 voitures. Le ralentissement du volume de vente a signifié un chiffre d’affaires inférieur et des résultats financiers négatifs. Cependant, Seat affirme avoir réussi à maintenir sa part de marché en Europe et à l’améliorer sur certains marchés comme l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, Israël et la Turquie. De son côté, Cupra tire son épingle du jeu avec 27 400 unités vendues en 2020, la marque affiche une croissance de 11 % par rapport à 2019. Elle compte ainsi parmi les rares marques qui sont parvenues à croître pendant la crise en Europe. « Cupra est en bonne voie pour devenir une marque à succès », souligne, Wayne Griffiths. En trois ans, depuis sa création, la marque a vendu plus de 70 000 véhicules dans le monde. « Cela nous donne une entière confiance pour sa croissance à court, moyen et long termes ».

Seat se satisfait d’avoir réussi à maintenir son rythme d’exportation : 18 % de ses recettes viennent des ventes en Espagne, soit 1,6 milliard d’euros, et 82 % viennent de l’exportation des véhicules et des pièces détachées, pour un montant de 7,2 milliards d’euros. « Ceci est important pour Seat mais aussi pour l’économie espagnole car notre compagnie est le premier exportateur industriel du pays », met en avant Carsten Isensee, vice-président exécutif chargé des finances de Seat. Par ailleurs, 598 millions d’euros ont été affectés aux activités de recherches et de développement en 2020, ce qui représente 6,8 % des recettes du groupe. Un investissement de 5 milliards d’euros est annoncé d’ici à 2025.

L’année 2020 marque également le démarrage de plusieurs projets mené par le groupe à l’instar des inaugurations du siège de Cupra, de la Casa Seat ainsi que la structure Seat:Code (un laboratoire numérique), mais aussi le lancement de l’activité urbaine Seat Mó à Barcelone. « Finalement, tout bien considéré, nous pouvons être fiers de 2020. C’était une année difficile mais nous n’avons cessé d’avancer » relativise Wayne Griffiths.

Vers un meilleur horizon

En 2021, même si les incertitudes demeurent quant à la situation mondiale, le groupe prévoit d’être à l’équilibre à la fin du premier trimestre, et ce en dépit de quelques difficultés persistantes. « Nos fondations sont solides. 2020 a juste été un passage à vide sur un long chemin. Nous devons faire face à des restrictions d’approvisionnement pour plusieurs composants. Les semi-conducteurs ne sont qu’un exemple. Nous allons essayer de rattraper la perte de notre production sur la deuxième partie de l’année. Notre objectif est de retrouver les ventes et la rentabilité d’avant-Covid », reprend Wayne Griffiths. Pour y parvenir, plusieurs leviers sont envisagés : une augmentation du mix hybride rechargeable, mais surtout l’accélération du déploiement de la marque Cupra. En effet, selon les prévisions, le mix Cupra devrait doubler, passant de 5 à 10 % du volume total. Avec sa jeune clientèle, Cupra incarne une porte d’entrée pour le groupe Volkswagen qui ambitionne de toucher de nouveaux clients. Depuis 2018, la marque ne cesse d’étoffer sa gamme. Elle accueille depuis peu la Cupra Born 100 % électrique qui sera rejoint en 2024 par la Cupra Tavascan. Avec cette marque, le groupe poursuit sa stratégie de mondialisation. Cupra devrait continuer à se développer en Amérique du Sud (Chili, Mexique et Pérou) et arrivera pour la première fois en Australie en 2022. « Cupra est ici pour demeurer », martèle le président.

Enfin, dans le cadre de son plan F3 (Future Fast Forward), le groupe espagnol prévoit de commercialiser une citadine électrique en 2025 qui aura les mêmes dimensions que la Seat Arona actuelle et dont la production sera réalisée à Martorell, en Espagne. Son prix est estimé entre 20 000 et 25 000 euros. Ce véhicule participera à la stratégie du groupe Volkswagen d’atteindre 60 % du mix de ses ventes avec des véhicules électrifiés. L’entreprise veut adapter l’usine de Martorell avec l’objectif de produire plus de 500 000 citadines électriques par an.

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