Sébastien Guigues (Seat) : « La norme WLTP pose le sujet de simplification des gammes »

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Entretien avec Sébastien Guigues, directeur de Seat France depuis mai dernier, à l’occasion du salon de Genève.

Sébastien Guigues (Seat) : « La norme WLTP pose le sujet de simplification des gammes »

Auto Infos : Quel est votre regard sur ce salon de Genève 2018 ?

Sébastien Guigues : Chez Seat, nous sommes convaincus que l’automobile telle que l’on la connaît a encore de belles années devant elle. Bien sûr, nous travaillons sur l’hybridation de nos véhicules. Dans le groupe, nous sommes plus spécialisés sur la partie véhicule connecté. Nous lançons d’ailleurs la marque comme Cupra. Nous ne sommes pas dans un contexte sportif mais les moteurs sont assez puissants. Nous cherchons également un style à travers une différenciation. Ce qui ne nous empêche pas de travailler sur le véhicule électrique et autonome.

A. I. : Comment abordez-vous les échéances de la norme WLTP et des rejets maximum de 95 g de CO2 ?

S. G. : C’est un sujet mutualisé au niveau du groupe. Nous travaillons bien sûr sur l’échéance CO2. Les premiers véhicules électriques et hybrides de Seat arriveront dans moins de 24 mois. Au niveau du WLTP, chaque véhicule aura une homologation unique. Cela pose le sujet de simplification des gammes. Nous travaillons sur une rationalisation pour répondre à la fois aux demandes du client et la réduction des émissions de CO2. Nous proposerons différents packages d’équipements avec des gammes assez courtes. Il n’y a plus de listes d’options dans les différentes gammes.

A. I. : Quid des malus dans ce contexte de nouvelle norme ?

S. G. : Nous n’avons pas plus d’information. Nous serons obligés de faire avec. Technologiquement, nous travaillons jour après jour pour avoir les meilleurs taux de CO2.

A. I. : La norme WLTP peut-elle freiner le développement des SUV ?

S. G. : Je ne pense pas. Le SUV est une tendance très ancrée dans les mœurs des Français. C’est quand même une voiture sur trois et le deuxième segment en taille d’importance avec le B-SUV. C’est à nous d’essayer d’être le plus performant possible sur les aspects du CO2.

A. I. : Comment se porte aujourd’hui le réseau Seat ?

S. G. : Le réseau compte 128 investisseurs pour 180 points de vente. La rentabilité du réseau exclusif Seat est de 1,5 % en 2017, soit pratiquement le double par rapport à l’année précédente (0,8%). C’est une belle progression que l’on peut mettre en perspective par rapport à d’autres marques. C’est un bon signal pour un réseau qui a connu de mauvaises années.

A. I. : Quelle est votre part de marché dans l’Hexagone ?

S. G. : En 2017, nous étions à 1,2 % de part de marché contre 1,1 % en 2016. Nous sommes à 1,4 % sur les mois de janvier et février 2018.

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