Shell veut adopter une "green attitude"

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Sommé de changer de modèle, mais aussi ébranlé par la crise de 2020, Shell lance une gamme de lubrifiants à empreinte carbone neutre en Europe, quelques jours après avoir annoncé un déploiement massif d’infrastructures de charge pour véhicules électriques.

DR / Shell
DR / Shell

Bousculé par la crise climatique et la pression croissante de puissantes ONG et affaibli par la crise sanitaire et ses conséquences économiques, notamment sur le cours du pétrole, Shell a accusé une perte de 21,7 milliards de dollars au titre de l’exercice 2020, au moment où le groupe dévoile peu à peu un plan pour parvenir à la neutralité carbone. Le calendrier suivant vient d’être présenté : une baisse de son intensité carbone nette de l’ordre de 6% à 8% d’ici 2023, de 20% d’ici 2030, de 45% d’ici 2035 et de 100% d’ici 2050. Le détail du plan n’a pas convaincu les dirigeants des ONG, pas plus que certains analystes, qui jugent que le virage vers les énergies renouvelables est bien trop timoré pour tenir des engagements écologiques ambitieux.

Toujours est-il que Shell a annoncé le 23 février 2021 qu’il lance des lubrifiants à l’empreinte carbone neutre sur toute une gamme de produits pour véhicules légers, moteurs diesel de véhicules poids-lourds et applications industrielles. Cette initiative répond à la volonté croissante des consommateurs de réduire leur empreinte carbone, et leur permet de compenser les émissions provenant de leur consommation de lubrifiants. Ces lubrifiants à l’empreinte carbone neutre seront disponibles sur les principaux marchés européen (Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et Turquie). Ils seront également disponibles par l’intermédiaire des distributeurs Shell dans tous les pays où le groupe opère.

Dans le cadre de ce programme, Shell compensera à travers le monde les émissions de plus de 200 millions de litres de lubrifiants synthétiques hautes performances sur l’ensemble de leur cycle de vie, ce qui revient à retirer 340 000 véhicules de la circulation et à compenser 700 000 tonnes de CO2 par an. Pour l’Europe, cela correspond à la compensation de plus de 60 millions de litres de lubrifiants, revenant à retirer de la circulation 130 000 véhicules et à compenser environ 280 000 tonnes de CO2e par an (dont 22 000 tonnes en France).

« En tant que premier fournisseur mondial de lubrifiants, nous sommes bien placés pour répondre à l’évolution des besoins de nos clients. Ainsi, nous mettons tout en œuvre pour éviter ou réduire les émissions, en utilisant davantage d’énergie renouvelable dans la fabrication de nos lubrifiants, en réduisant les déchets et en augmentant l’efficacité énergétique de nos activités. En outre, nous aidons nos clients à agir dès aujourd’hui en compensant les émissions de leurs achats de lubrifiants », commente Parminder Kohli, vice-président de la division Lubrifiants Europe, Russie et Afrique chez Shell.

On peut rappeler que quelques jours auparavant, le groupe avait annoncé sa volonté de déployer 500 000 stations de charge pour véhicules électriques d’ici 2025. Shell en exploite actuellement 60 000. Le groupe a récemment intensifié ses investissements dans l’écosystème électriques, en prenant le contrôle d’Ubitricity au Royaume-Uni, ou encore de Greenlots en Californie (Etats-Unis).

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