Stellantis réduit encore la voilure en Chine

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Stellantis annonce avoir trouvé un accord avec GAC pour fermer une usine de leur coentreprise, sachant que l’activité du groupe dirigé par Carlos Tavares sur le premier marché mondial reste marginale.

© Stellantis
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Stellantis et GAC ont trouvé un terrain d’entente pour fermer une des deux usines de leur coentreprise. La joint-venture a une capacité annuelle de production de 328 000 unités, mais elle n’a vendu que 12 288 véhicules sur les sept premiers mois de l’année.
Dès lors, fidèle à son motto de rentabilité, Carlos Tavares cherche à stopper l’hémorragie. Il avait déjà confié une mission similaire à Carlos Gomes pour que PSA ne sorte pas exsangue de la fin de ses accords avec Changan (Capsa), et l’objectif avait été atteint par celui qui a depuis rejoint BYmyCAR.

Dans le cas de Stellantis et GAC (historiquement, il s’agissait d’une joint-venture entre FCA et GAC), la production va être transférée de Guangzhou à Changsha, afin de réduire les coûts. Vu que le site de Changsha fait valoir une capacité de production annuelle de 164 000 véhicules, le problème ne sera que partiellement résolu eu égard aux très mauvais résultats commerciaux.

L’autre coentreprise chinoise de Stellantis, avec Dongfeng, ne fonctionne guère mieux, avec moins de 50 000 ventes sur les sept premiers mois de l’année 2021. Dans un autre registre, Dongfeng a tenu ses engagements pris lors de la fusion entre PSA et FCA en vendant 36,1 millions d’actions de Stellantis (1,15 % du capital), pour environ 600 millions d’euros, ramenant ainsi sa participation dans le groupe à 4,5 %.

Carlos Tavares devrait prochainement annoncer un nouveau plan pour la Chine, Stellantis pouvant difficilement se passer du premier marché mondial à moyen et long terme.

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