Stéphane Labous : « Nous vendrons 5 200 Lancia et 3 900 Jeep cette année »

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Les réseaux Jeep et Lancia devraient terminer l’année avec une progression respective de leurs ventes de 20 et 30 %. S’il est voté, le renforcement du malus compromettra la croissance de ces marques de niche en 2013. Le point avec Stéphane Labous, directeur de Jeep et Lancia France.

Stéphane Labous : « Nous vendrons 5 200 Lancia et 3 900 Jeep cette année »

Vous dirigez Jeep depuis cinq ans. Où en est le réseau ?

Nous avons reconstruit un réseau grâce à l’alliance avec le groupe Fiat. Il est passé de 70 concessions à 89 sites et 123 points de services entre mai 2011 et aujourd’hui. Toutes les villes moyennes sont couvertes, hormis Metz. Nous avons également doublé nos ventes entre 2009 et 2011 avec 3 200 unités atteintes et nous devrions terminer l’année autour de 3 900 immatriculations en France, dont près de 2 000 Wrangler neufs.

Qui représente Jeep ?

50 % de distributeurs Fiat, 30 % de concessionnaires Mercedes et 20 % d’opérateurs multimarques historiques. Personne ne peut être exclusif Jeep qui s’inscrit comme un excellent complément d’activité, VO et pièces comprises.

Comment appréhendez-vous les futurs dégâts commerciaux du malus ?

Notre gamme, composée du Compass, Wrangler et Grand Cherokee, est déjà malussée avec un prix moyen de 38 000 euros. Elle le sera davantage. Il est donc illusoire de penser que nous n’aurons pas une baisse d’activité car le matraquage fiscal général et la crise freinent la clientèle automobile. Nous résisterons avec des rafraîchissements de produits et des séries spéciales en attendant l’arrivée, début 2014, d’un nouveau produit.

Même combat pour Lancia ?

Non. Le réseau, qui est pourtant composé de 80 % de concessionnaires Fiat et Alfa Romeo, marche à trois vitesses avec un tiers de distributeurs en progression de 100 %, un tiers en croissance moyenne (+ 30 %) et un tiers en baisse de 25 % ! Au global, nos 80 investisseurs (125 sites/140 points de services) devraient vendre 5 200 VN en 2012 en dégageant des profits car le prix de vente moyen a atteint 19 500 euros grâce au Voyager et au Thema. Comme Jeep, c’est une marque de niche, mais à l’image floue et complexe. Elle doit être commercialisée par des opérateurs qui se l’approprient et affectent un vendeur dédié ou un conseiller commercial référent. En 2013, nous misons sur Ypsilon qui devrait se vendre à près de 3 000 exemplaires contre 2 400 cette année.

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