Stéphane Magnin, Suzuki : "Notre expérience de l’hybridation depuis trois ans nous donne un temps d’avance avec notre réseau"

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Entretien avec Stéphane Magnin directeur de l’activité automobile de Suzuki en France à l’occasion du salon de Genève. Malgré un début d’année en recul, en raison de la mise en place des nouvelles normes et malus, le dirigeant est confiant pour l’année à venir, fort de l’hybridation de l’ensemble de sa gamme et travaillant avec son réseau pour viser au moins 24 500 unités en 2020.

© Suzuki
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Stéphane Magnin directeur de l’activité automobile Suzuki France

Auto Infos : Comment se déroule ce début d’année pour Suzuki ?
Stéphane Magnin :
Nous enregistrons une baisse de 37% de nos volumes. Laquelle s’explique tout d’abord par une référence à l’année 2019, très forte au cours du premier trimestre record avec 8500 voitures. L’arrêt des commandes de Baleno et Celerio, remplacés par les véhicules qui arriveront en fin d’année, se cumule également en ce début d’année. Nous notons aussi une baisse de la demande. Et des voitures immatriculées en fin d’année. En deux mois, nous avons un peu plus de 1500 commandes clients en moins, ce qui représente au final une baisse de -25% en vente à client, la différence venant des voitures immatriculées fin 2019. Nous avons toujours beaucoup de back-orders en Swift qui sont en train de se résorber petit à petit. Je pense qu’à partir du deuxième semestre, nous serons dans une évolution normale.

A.I. : La baisse du canal des particuliers a-t-elle un impact négatif également ?
S.M. :
Oui, cela joue évidemment. Mais il y a beaucoup d’immatriculations, au niveau du marché, qui ont été faites en véhicules de démonstration et qu’on ne retrouve plus dans les VN. Nous avions commencé l’année 2019 par une croissance descendante ensuite, nous espérons cette année le contraire avec une deuxième partie de l’année qui devrait être à notre avantage.

A.I. : Quelles sont les nouveautés présentées à l’occasion de Genève ?
S.M. :
Nous présentions tous les moteurs 48V en mild-hybrid ainsi que le facelift de l’Ignis. Nous avions aussi un Jimny pour bien montrer que nous n’arrêtons pas la commercialisation du Jimny, contrairement à ce qui a été dit. Nous aurons un facelift de la Swift qui arrivera en juin. Et cet automne, les lancements des deux modèles issus de Toyota avec un break et un SUV.

A.I. : Le B2B, qui est votre objectif cette année, commence-t-il à décoller pour Suzuki ?
S.M. :
On commence à avoir plus d’éléments on fait bouger les choses. On vient de vendre une flotte d’Ignis tandis que Swift commence à avoir pas mal de demandes. En comptabilisant les véhicules enregistrés comme voitures particulières chez les professions libérales, nous sommes proches de 10% de nos volumes alors que nous voulons monter à 15%.

A.I. : Dans le contexte réglementaire actuel, l’hybridation légère peut-elle être favorable à Suzuki ?
S.M. :
Tout le monde part sur une nouvelle ligne de départ. Notre technologie mild-hybrid testée sur le marché depuis 2016 nous a permis d’avoir 17 500 clients qui ont déjà testé cette technologie. Nous avons un petit temps d’avance auprès de notre réseau avec le bénéfice de la réassurance auprès des consommateurs. Cette technologie devrait prendre le plus de part de marché. Elle apporte le meilleur bénéfice prix par rapport au CO2. Cela se conduit comme une voiture thermique avec un coût très limité par rapport à l’hybride rechargeable. Cela reflète bien notre image de marque : des choses simples au prix le plus juste.

A.I. : Comment se porte le réseau dans ce contexte ?
S.M. :
Notre volonté est de l’accompagner afin qu’il fasse 100% de son objectif. L’an passé, plus de 85% du réseau a fait ses objectifs dont plus de 45% à plus de 120%. D’où l’idée de travailler avec le réseau en les accompagnant. C’est une philosophie de Suzuki. Nous nous positionnons à 24 500 unités en volume cette année tout en mettant tout en place pour en faire 27 000. L’idée n’est pas du tout de ne payer de primes d’objectifs à nos concessionnaires, c’est de les aider pour qu’ils aient la possibilité de le faire. Tous ces objectifs ont pratiquement tous été signés.

A.I. : Quid de la rentabilité moyenne en 2019 ?
S.M. :
Nous sommes en moyenne à 1,8% sous réserve des derniers bilans qui sont réalisés actuellement.

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