Stéphane Magnin (Suzuki) : « Nous progressons de 23 % à fin août »

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Entretien avec Stéphane Magnin à l’occasion du salon de Francfort. Le directeur de l’activité automobile de Suzuki en France revient notamment sur les bons résultats enregistrés depuis le début de l’année grâce à l’Ignis, la Swift et le S-Cross.

Christophe CARIGNANO, Directeur des rédactions
Christophe CARIGNANO, Directeur des rédactions

Auto Infos : Quels sont vos résultats commerciaux depuis le début de l’année en France ?

Stéphane Magnin  : Nous sommes à + 23 % sur un marché à + 4,9 %. 2017 est une bonne année avec une dynamique importante.Deux modèles tirent nos
immatriculations vers le haut. Au début de l’année, nous avions pour
objectif d’écouler 3 500 Ignis en France et nous sommes actuellement à plus de 4 500 ventes. Nous espérons pouvoir les livrer d’ici à la fin de l’année. De son côté, 2 500 exemplaires de la Swift nouvelle génération ont été écoulés en trois mois. Il convient de préciser que cela n’a pas canabalisé les ventes de nos SUV puisque nous avons enregistré une forte progression sur le S-Cross (+ 40 %) et les chiffres de ventes du Vitara sont plutôt stables.

A. I. : Ce qui donne quelle projection en volume ?

S. M. : Nous sommes à 16 000 unités à fin août avec beaucoup de retard de livraison. Nous visons les 25 000 unités d’ici à la fin de l’année.

A. I. : Quelques mots sur la Swift Sport présentée sur le salon de Francfort ?

S. M. : Ce modèle est le porte-drapeau de la gamme. Sous son capot on trouve le moteur 1,4 l qui était déjà présent sur le Vitara. Tous les trains roulants et les amortisseurs ont été réglés en mode sport. Son avantage c’est son rapport poids puissance avec un couple très intéressant. Ce modèle arrivera dans les showroom au printemps prochain. Rappelons que le dernier modèle sport représentait entre 8 et 10 % du volume Swift, soit 1 500 unités par an.

A. I. : Où en est le réseau Suzuki en France ?

S. M. : : Nous avons un réseau stable avec 202 points de vente. Nous visons les 205 concessionnaires d’ici à fin mars 2018. Nous avons quelques turn-overs dont le groupe Cerdan à Montpellier qui a été repris par Tressol-Chabrier qui était déjà notre concessionnaire à Béziers.

A. I. : Quel est votre regard sur la concentration de la distribution automobile ?

S.M. : On sent que personne n’a trouvé la bonne taille critique. Nous sommes en plein mouvement, mais ce n’est pas nouveau. On peut avoir d’excellents résultats avec des grands groupes ou avec des petits groupes. Il n’y a pas une stratégie unique. Il faut donc toujours choisir les investisseurs adaptés à la marque. C’est la même chose du côté des constructeurs où la concentration n’est peut-être pas non plus l’avenir.

A. I. : La digitalisation s’accélère dans le secteur automobile. Comment abordez-vous ce phénomène dans le commerce des véhicules d’occasion ?

S. M. : Je pense que le VO va basculer bientôt sur la location si ce n’est déjà fait. Les formules de location vont se développer. Reste à savoir ce que sera la valeur du diesel dans cinq ans. De notre côté, c’est trop tôt en termes de volume puisque nous ne créons pas de volume tactique en Europe. Ce qui nous permet a contrario de tenir nos côtes et nos valeurs résiduelles.

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